Angela Merkel brigue un quatrième mandat

le , mis à jour à 20:43
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 (Actualisé avec confirmation) 
    BERLIN, 20 novembre (Reuters) - BERLIN, 20 novembre 
(Reuters) - La chancelière allemande Angela Merkel a confirmé 
dimanche son intention de briguer en septembre  un quatrième 
mandat qu'elle entend accomplir dans son intégralité. 
    "J'y réfléchis depuis des lustres. La décision (de briguer) 
un quatrième mandat est tout sauf anodine, après 11 ans aux 
affaires", a-t-elle déclaré à la presse à l'issue d'une réunion 
avec les chefs de file de l'Union chrétienne-démocrate (CDU).    
    La chancelière, qui est âgée de 62 ans, voit sa popularité 
s'éroder depuis la crise migratoire de l'an dernier et beaucoup 
lui ont reproché sa politique d'accueil des réfugiés. Son parti 
a subi en outre plusieurs défaites lors de scrutins régionaux, 
mais 55% des Allemands souhaitent la voir accomplir ce quatrième 
mandat, selon un sondage de l'institut Emnid publié dimanche. 
    Sa gestion de la crise financière de 2008 et de celle de la 
dette lui ont par ailleurs valu l'estime de la communauté 
internationale, tout comme ses efforts pour trouver une solution 
politique au conflit ukrainien.  
    Barack Obama en a fait l'éloge, jeudi, lors de l'étape 
berlinoise de sa dernière tournée européenne.    
    Après les victoires des partisans du Brexit au Royaume-Uni 
et de Donald Trump à la présidentielle américaine, Angela Merkel 
fait figure de pôle de stabilité dans le monde occidental. 
     
    "L'ANTI-TRUMP" 
    "Angela Merkel est la réponse au populisme de cette époque. 
C'est en quelque sorte l'anti-Trump", a affirmé Stanislaw 
Tillich, ministre-président du Land de Saxe.  
     Les dirigeants de la CDU étaient réunis à Berlin pour 
préparer le congrès annuel du parti, le mois prochain, le 
dernière avant les législatives. 
    Le mouvement conservateur a subi de graves revers en 
septembre dans le land de Mecklembourg-Poméranie occidentale et 
dans la ville-Etat de Berlin.  
    La chancelière a depuis modifié son discours en ce qui 
concerne l'accueil des réfugiés. Elle a reconnu que son 
gouvernement ne s'y était pas suffisamment préparé et a renoncé 
à son slogan "Wir schaffen das" ("Nous y arriverons") qu'elle a 
longtemps opposée aux doutes de l'opinion quant aux capacités de 
la société allemande à intégrer les arrivants.  
    Ce chantier restera une priorité si elle est reconduite en 
septembre.  
    Le sondage Emnid de dimanche crédite la CDU-CSU de 33% des 
intentions de vote, soit neuf points de plus que le Parti social 
démocrate (SPD), qui partage le pouvoir avec le camp 
conservateur.  
     
 
 (Andreas Rinke et Madeline Chambers; Tangi Salaün et 
Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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