Andy Selva : "Ce serait trop facile de naturaliser des Italiens"

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Andy Selva : "Ce serait trop facile de naturaliser des Italiens"
Andy Selva : "Ce serait trop facile de naturaliser des Italiens"

À 37 ans et avec une honnête carrière d'attaquant de Serie C derrière lui, le capitaine saint-marinais continue de défendre les couleurs de son pays qui affronte la Slovénie dans les qualifs de l'Euro 2016. Au programme, huit heures de trajet en bus et un petit arrêt à l'auto-grill pour parler de la plus vieille République du monde.

Quel est l'objectif de Saint-Marin pour ces qualifications ? On cherche à s'améliorer lors de chaque campagne. Plus le temps passe, plus les rencontres s'équilibrent. Là, on joue en 5-4-1 ou 4-5-1, on essaye d'exploiter un peu plus les côtés. Les statistiques disent que l'on fait des progrès dans la possession de balle. On veut proposer un football plus courageux, même si on est surtout destiné à donner la priorité à la phase défensive.
Cette réputation de petit poucet d'Europe vous plaît ou vous dérange ? S'il n'y avait pas les premiers, il n'y aurait pas les derniers ! C'est sûr que l'on finit toujours derniers, mais il ne faut pas oublier que nous ne sommes que 30 000 habitants ici. C'est compliqué, car on compte sur un petit réservoir, mais on progresse petit à petit.
Toi, tu as été footballeur professionnel en Italie pendant 15 ans, que font tes coéquipiers ? Tous ont un travail classique durant la journée, que ce soit banquier ou informaticien, ce sont des "Monsieur tout le monde". Et le soir, ils assouvissent leur passion pour le foot en s'entraînant dans leur club qui dispute le championnat national.
C'est un gros problème de passer des petits stades locaux aux grandes arènes européennes ? Il faut savoir gérer ses émotions, mais on commence à avoir l'habitude, cela n'a jamais vraiment été un souci. Et puis, on est toujours bien reçu par les supporters adverses qui nous applaudissent à chaque fois à la fin du match, car ils apprécient notre engagement malgré les revers parfois importants. Ils voient bien qu'on donne tout sur le terrain. Ça, c'est top pour un footballeur.
17 ans que tu fréquentes la sélection, quel est ton meilleur souvenir et le pire ? Le meilleur, c'est le but contre le Liechtenstein en 2004, synonyme de victoire, la seule à ce jour dans l'histoire de la sélection ! C'est un de nos exploits avec le match nul en Lettonie en 2001 et celui contre l'Estonie en novembre dernier. Là, on a vraiment fait un bon match au-delà du point obtenu, c'est quand même une sélection qui était barragiste pour les qualifs du dernier Euro. Le pire en revanche, c'est quand je me suis pété le genou contre l'Irlande...




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