Andy Murray : " Je me sens bien, mes jambes vont bien "

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Andy Murray : " Je me sens bien, mes jambes vont bien "
Andy Murray : " Je me sens bien, mes jambes vont bien "

Suite à sa victoire face à David Ferrer, Andy Murray est revenu en conférence de presse sur la tactique employée face à l'Espagnol et sur la finale à venir face à Novak Djokovic ou Stan Wawrinka.

Andy Murray, comment vous sentez-vous après cette demi-finale qui a été assez physique ?
Dans le match d'aujourd'hui, certains moments dans le match étaient plus physiques mais je pense que la plupart du temps, c'est moi qui dominais les échanges, j'ai pu raccourcir un certain nombre de points afin que cela ne soit pas trop fatigant. Je me sens bien, mes jambes vont bien. Il y a bien sûr une accumulation de matchs. Jouer cinq jours d'affilée peut fatiguer un peu physiquement et mentalement. C'est pour cela que je dois vraiment utiliser les jours de repos que je vais avoir. C'est pour cela que j'ai fait attention d'avoir suffisamment de jours de repos avant de venir ici et avant Shanghai.

Ce match était amusant à voir mais était-il amusant à jouer ?
Quand on est sur le court, on ne pense pas à savoir si le match est amusant. On veut le gagner. On ne s'occupe pas de savoir si le point est amusant à regarder. En revanche, on s'occupe de savoir pourquoi il a été bien joué et ce que l'on va faire au prochain point. Quand on sort du court, on est content de la victoire. Je pense avoir bien joué aujourd'hui (samedi). J'ai réussi à raccourcir la plupart des points et le jeu était très varié, la manière dont j'ai terminé les points était variée, ce qui m'a fait plaisir.

Comment percevez-vous ce prochain match ? Cela peut être Novak ou Stan, tous les deux jouent bien sur cette surface...
Ce match sera intéressant je pense. Stan (Wawrinka) a remporté une très belle victoire hier soir contre Rafa. L'un contre l'autre, ils ont déjà joué de très bons matchs. Novak (Djokovic) a un avantage, il risque peut-être de gagner aujourd'hui mais quel que soit le vainqueur, ce sera difficile pour moi, ce sera le numéro 1 ou numéro 4 mondial actuel. Le match sera donc difficile.

Si c'est Novak -je ne veux pas manquer de respect à Stan en disant cela-, pensez-vous que vous pouvez le battre ? Ce serait peut-être bon pour le tennis parce que, pour l'instant, il a une telle suprématie que les résultats sont plus ou moins prévisibles. Il est bien devant tous les autres...
Non, ce n'est pas comme cela que je vois les choses. D'abord quand je joue un match, je ne m'occupe pas de savoir si c'est bien ou pas pour le tennis. Ce qu'il a fait cette année est exceptionnel. Quand un joueur a une telle année, cela attire au contraire beaucoup d'attention sur notre sport. Ce qu'il fait est exceptionnel et je pense que ce n'est pas négatif pour notre sport quand un joueur a une année exceptionnelle comme lui et pour les autres joueurs pour élever leur niveau et être compétitifs de manière régulière. Pour ma part, je pense l'avoir poussé dans ses retranchements plusieurs fois cette année. Je me rappelle du match à Indian Wells ou à Shanghai récemment. Ces deux matchs n'étaient peut-être pas très bons mais pour les autres, je pense avoir été vraiment à la hauteur.

Amélie a accouché. Allez-vous travailler ensemble pour la prochaine saison ?
On ne s'est pas revus, parce qu'elle est restée chez elle pendant tout ce temps. Et pour ma part, j'ai beaucoup voyagé, j'ai fait beaucoup d'entraînements mais le plan est d'être ensemble pour la fin de saison, la saison de repos et à Dubaï. On va donc se retrouver.

Vous avez dit que vous aviez essayé de raccourcir les points aujourd'hui. Parfois, on avait l'impression que vous preniez des risques, plus qu'il n'aurait fallu...
C'est une manière de jouer que j'ai utilisée pendant la plus grande partie de l'année. Et pour l'ensemble du tournoi ici, je l'ai fait aussi. Je vous ai parlé de l'US Open, c'est un tournoi que j'ai perdu mais en plus je ne me sentais pas à l'aise sur le court, je ne jouais pas assez agressif et cela m'a coûté. Pour le reste de l'année, j'ai joué de cette manière-là et cela m'a permis de remporter de grands succès. J'ai joué de manière régulière contre les meilleurs joueurs, il faut absolument prendre sa chance quand elle se présente et leur mettre la pression. La plupart d'entre eux défendent très bien. Si on leur permet de renvoyer les balles, vous perdez. Chaque fois que la balle est un peu courte, il faut essayer un coup gagnant, ça leur met la pression davantage. Dur, c'est certain. Dans le match d'aujourd'hui, certains moments dans le match étaient plus physiques mais je pense que la plupart du temps, c'est moi qui dominais les échanges, j'ai pu raccourcir un certain nombre de points afin que cela ne soit pas trop fatigant. Je me sens bien, mes jambes vont bien. Il y a bien sûr une accumulation de matchs. Jouer cinq jours d'affilée peut fatiguer un peu physiquement et mentalement. C'est pour cela que je dois vraiment utiliser les jours de repos que je vais avoir. C'est pour cela que j'ai fait attention d'avoir suffisamment de jours de repos avant de venir ici et avant Shanghai.

En parlant de raccourcir les points, vous avez toujours été respecté, parce que vous avez une bonne main. Travaillez-vous en particulier la technique à la volée ?
Ce n'est pas tant la technique, il m'encourage à avancer dans le court. Quand j'étais plus jeune, je montais à la volée tout le temps et je faisais beaucoup plus un jeu de service-volée que par la suite. Regardez l'Open d'Australie contre Rafa (Nadal), quand j'avais 19 ans, je montais à la volée tout le temps. Les coaches sont différents les uns des autres, ils ont une philosophie différente. Certains préfèrent que l'on joue avec moins de risques, d'autres au contraire vous encouragent à en prendre plus. Quand j'avais 20 ans, je m'en suis sorti en prenant des risques. Avec Ivan, j'étais plus agressif du fond du court mais je pensais pouvoir monter plus souvent à la volée. Amélie m'a encouragé à terminer plus de points à la volée. Ces choses-là ne viennent pas du jour au lendemain. Cette semaine m'a montré un signe favorable à cet égard. Je crois que j'ai progressé à la volée.

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