Andy Delort, l'½il du tigre

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Andy Delort a donc passé l'été à mener sa guerre pour quitter Caen. Après des semaines de drames, de déclarations colériques et de conflits, le voilà au Mexique, prêt à profiter des ultimes heures du mercato pour enfin signer chez les Tigres de Monterrey. À moins que Gravelaine ne l'attrape encore par le col au tout dernier moment...

Les amateurs de beau cinéma le savent, les plus belles scènes de bras de fer resteront à jamais celles du film Over the top. Une heure et demie de Sylvester Stallone en chauffeur de poids lourd lancé à la poursuite de son fils, tout en s'occupant de sa carrière de champion de bras de fer. Le cocktail est parfait : de l'amour, une poulie installée directement dans le camion pour ne jamais arrêter de s'entraîner, même en conduisant, et des punchlines à la pelle. " Ce que je veux, c'est briser le bras de l'adversaire. C'est ça le bras de fer, faut que ça passe ou que ça casse ", balance à un moment un adversaire de Stallone. Une sentence qui aurait pu être le slogan de campagne d'Andy Delort cet été. L'attaquant à la larme tatouée sous l'œil sort en effet d'une épreuve de force longue et fatigante face à ses dirigeants, et a fini par obtenir gain de cause, mais la séparation s'est faite dans les bruits de vaisselle cassée. Après la fin de sa saison à 12 buts en Ligue 1, Delort avait pourtant indiqué qu'il se sentait " redevable " envers Caen, et qu'il se voyait bien y jouer une deuxième saison. Mais Monterrey n'avait pas tardé à dégainer, et Delort a rapidement été convaincu que son destin, à vingt-quatre ans, était de rejoindre les Tigres. André-Pierre Gignac se met même à faire sa campagne : " J'aimerais bien qu'il vienne, c'est un jeune joueur avec beaucoup de potentiel et bon dans la surface ", et une première offre arrive rapidement. Insuffisante pour Xavier Gravelaine, directeur général du Stade Malherbe, qui ne veut pas entendre parler d'une offre à moins de 10 millions et qui verrouille son joueur. La réaction de l'intéressé est quasi immédiate : un arrêt maladie posé le 7 juillet et une bouderie qui ne finira pas avant la fin du mercato.

L'escalade de la violence


Il en faut plus pour déstabiliser Gravelaine, qui attend le début du mois d'août pour démolir son joueur dans une interview à L'Équipe. Revenant sur les velléités des Mexicains, il claironne : " On a dit niet depuis longtemps. Leur proposition est très éloignée de ce que l'on veut ", et rappelle que le club n'a pas de problèmes de trésorerie et est donc en position de force : " On n'est pas obligés de vendre pour équilibrer le budget. Cette situation ne nous pose donc pas de problème. " La…


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