Andreotti, la part d'ombre de l'Italie d'après-guerre

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Giulio Andreotti est décédé à l'âge de 94 ans. Membre de tous les gouvernements pendant un demi-siècle, de 1946 à 1992, cette figure de la démocratie-chrétienne, soupçonnée de collusion avec la mafia, n'avait qu'une passion : la politique.

Giulio Andreotti s'est éteint à l'âge de 94 ans, lundi en milieu de journée, à son domicile romain. Les funérailles auront lieu mardi après-midi. Il aura été l'homme d'État italien le plus influent et le plus célèbre d'après-guerre. Sept fois président du Conseil, 34 fois ministre et secrétaire d'État. La première fois aux Finances, dans le gouvernement provisoire d'Alcide de Gasperi en 1946. La dernière en juin 1992, quand il a remis la démission de son gouvernement, à la fin de la dixième législature. «Comme il n'existe pas de rose sans épine, il n'existe pas de gouvernement sans Andreotti», raillait Toto, le comédien le plus célèbre d'Italie.

Parlementaire sans interruption depuis 1948, député d'abord, puis sénateu...

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