Andrea Riccardi : "Ceux qui souffrent, à qui peuvent-ils s'adresser ?"

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Andrea Riccardi a fondé la communauté Sant?Egidio à Rome, en 1968.
Andrea Riccardi a fondé la communauté Sant?Egidio à Rome, en 1968.

Historien du christianisme et humanitaire, Andrea Riccardi est très proche du pape François, comme il le fut de Jean Paul II. Il a fondé la communauté Sant'Egidio à Rome, en 1968, pour venir en aide aux exclus. Une communauté qui est devenue une grande ONG internationale dont les membres aujourd'hui sont d'une certaine manière les Casques bleus du Vatican, ?uvrant pour la paix et le dialogue interreligieux. Mais cet intellectuel influent a aussi été ministre de la Coopération et de l'Intégration dans le gouvernement de Mario Monti. Dans un essai revigorant, publié aux éditions du Cerf, il décortique la notion de « périphéries »*, mot-clé du pontificat du pape François, qui ne cesse d'exhorter l'Église à sortir de son pré carré pour retrouver des territoires oubliés et tendre la main aux exclus. Un combat qui dépasse de loin les frontières du christianisme, comme Andrea Riccardi s'en fait l'écho.

Peut-on expliquer le vote Trump par votre grille d'analyse, à savoir une réaction des périphéries contre l'establishment central ?

Andréa Riccardi : Oui, effectivement. Une bonne composante de ce vote, c'est la colère des périphéries. Nous ne savons pas bien qui est Donald Trump ni quelle politique il souhaite engager. Mais nous pouvons mesurer, et comprendre la coalition des émotions qui l'a porté au pouvoir. L'électorat de Trump se...

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