Andrea Leadsom, une certaine idée thatchérienne de l'Angleterre

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Andrea Leadsom peut-elle s'imposer face à Theresa May à la tête du Parti conservateur anglais ?
Andrea Leadsom peut-elle s'imposer face à Theresa May à la tête du Parti conservateur anglais ?

« Andrea est intéressante. Qui est-elle exactement ? » C'est ce que Boris Johnson aurait demandé à l'issue du grand débat télévisé clôturant la campagne à propos de la prestation réussie d'Andrea Leadsom, secrétaire d'État à l'Énergie, pour défendre le Brexit à ses côtés. L'ancien maire de Londres a très probablement complété les renseignements sur le député du Northamptonshire (centre de l'Angleterre) âgé de 53 ans, qu'il a soutenu dans la course au leadership du Parti conservateur, donc au poste de Premier ministre. Mais il est douteux qu'il puisse, aujourd'hui, dire qui est vraiment la femme choisie le 7 juillet par les parlementaires tories pour affronter la favorite, la ministre de l'Intérieur Theresa May.

Que pense cette dame tory, élégante, intelligente et ambitieuse, au fond, derrière ce sourire par moments excessif au point de se figer comme s'il était de commande, sa voix affectée et son ton condescendant ? Programmée pour les seconds rôles,  cette personnalité au conformisme bien sous tous les rapports a été propulsée comme Premier ministre virtuel.

Une bourgeoise naturellement de droite

Conditionnée par le milieu familial bourgeois des comtés ruraux du pays profond, elle est naturellement de droite. La championne de la libre entreprise est une eurosceptique tendance douce. Elle appartient au courant libéral et mondialiste de la droite plutôt qu'à la faction dure,...

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