André Turcat a déposé son dernier plan de vol

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En 2005, Jacques Chirac remettait les insignes de grand officier de la Légion d'honneur à André Turcat décédé le 4 janvier dernier.
En 2005, Jacques Chirac remettait les insignes de grand officier de la Légion d'honneur à André Turcat décédé le 4 janvier dernier.

À 94 ans, l'aviateur mythique André Turcat, entouré par sa famille, s'est éteint hier soir à son domicile. « Il a déposé son dernier plan de vol », a annoncé hier soir un de ses proches qui l'entourait au Tholonet près d'Aix-en-Provence. Turcat, né à Marseille le 23 octobre 1921, s'était rapproché de la Provence après sa retraite et une longue carrière à Toulouse.

Ce pilote aux commandes du Concorde lors de son premier vol le 2 mars 1969 était à l'époque en même temps directeur des essais en vol de Sud-Aviation. C'était alors le nom du constructeur aéronautique de Toulouse, devenu ensuite Aérospatiale, puis, plus récemment Airbus. Turcat était également en place gauche pour le premier vol supersonique de l'avion franco-britannique. Mais cette carrière aux commandes du premier avion supersonique civil avait été précédée d'un non moins brillant parcours militaire. Turcat, ingénieur polytechnicien, puis pilote dans l'armée de l'air, avait rejoint les forces aériennes de la France libre. Il avait ensuite piloté des DC3 d'évacuation sanitaire en Indochine, avant d'être admis en 1950 à l'École du personnel navigant d'essais et de réception (EPNER) basée alors au centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge (et aujourd'hui à Istres). Ayant reçu son brevet de pilote d'essais l'année suivante, il réalise le premier record mondial de vitesse d'après-guerre, aux commandes du Griffon, en 1959. Ce démonstrateur à...

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