André Bamberski condamné à un an de prison avec sursis

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ANDRÉ BAMBERSKI CONDAMNÉ À UN AN DE PRISON AVEC SURSIS
ANDRÉ BAMBERSKI CONDAMNÉ À UN AN DE PRISON AVEC SURSIS

MULHOUSE (Reuters) - André Bamberski a été condamné mercredi à un an de prison avec sursis pour avoir fait enlever, en 2009 en Allemagne, le docteur Dieter Krombach, responsable de la mort de sa fille Kalinka, pour le livrer à la justice française.

Anton Krasniqi et Kacha Bablovani, les deux hommes qui avaient exécuté le rapt du médecin de son domicile de Lindau, en Bavière, jusqu'à Mulhouse en Alsace, et qui l'avaient quelque peu violenté durant le trajet, sont condamnés à un an de prison ferme.

Adelheid Rinke, la journaliste allemande qui avait mis André Bamberski en relation avec eux, a été relaxée.

Le tribunal correctionnel de Mulhouse a reconnu les trois hommes coupables d'enlèvement mais a renoncé à la circonstance aggravante d'action en bande organisée.

"C'est difficile d'admettre que je puisse être condamné comme auteur de l'enlèvement et non pas comme complice", a dit à la presse André Bamberski, qui ne pense pas pour autant faire appel.

"Pour moi, le sort principal, c'était Kalinka. J'ai obtenu satisfaction dans ce domaine en décembre 2012 (avec la condamnation de Dieter Krombach). Depuis c'est relativement accessoire", a-t-il expliqué.

Dieter Krombach, déjà condamné par contumace en France en 1993, avait pu être rejugé et condamné à quinze ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort de Kalinka Bamberski, sa belle-fille, alors que l'adolescente de 14 ans passait des vacances chez lui, en 1982.

L'enquête menée en France a démontré que Kalinka avait reçu avant sa mort une forte dose de somnifères. Elle a également révélé le profil de pervers sexuel du Dr Krombach auquel une série d'abus sexuels sont imputés en Allemagne sur des jeunes femmes qu'il endormait au préalable.

André Bamberski, un ancien expert-comptable de 76 ans, avait assumé devant le tribunal la responsabilité de l'enlèvement, affirmant avoir agi par "devoir" envers sa fille.

Il assurait en revanche s'être fait "proposer" l'opération par ses deux complices qui affirmaient pour leur part avoir agi par idéalisme et compassion envers lui.

(Patrick Genthon avec Gilbert Reilhac à Strasbourg, édité par Yves Clarisse)

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  • M4960905 le mercredi 18 juin 2014 à 10:44

    Tous acquittés aurait été plus juste.Mais la Justice et le Droit ne font pas bon ménage dans nos Palais faussement appelés "de Justice".

  • sidelcr le mercredi 18 juin 2014 à 10:42

    Oui bravo , bravo également au tribunal .

  • r.espic le mercredi 18 juin 2014 à 10:09

    Bravo M. Bamberski