Andonian : "J'aimerais venir en Arménie avec ma famille"

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Andonian : "J'aimerais venir en Arménie avec ma famille"
Andonian : "J'aimerais venir en Arménie avec ma famille"

Habitué au banc de touche marseillais ou aux prêts (Dijon, PAE Veria), Gaël Andonian est devenu international arménien en mars 2015, alors qu'il avait tout juste 20 ans. Avant le match amical face à Saint-Kitts-et-Nevis dimanche à Erevan, puis le déplacement au Monténégro le 10 juin en qualifications pour la Coupe du monde 2018, le défenseur revient sur ce destin international qu'il n'avait pas vu venir, peuchère !

Comment devient-on international arménien alors qu'on joue très peu dans son club ?
J'étais à Marseille à l'époque, et j'avais fait une apparition en Ligue 1. Peu de temps après, Bernard Challandes, le sélectionneur suisse de l'Arménie, m'appelle pour me proposer de jouer pour mon pays d'origine. Cela m'intéressait, bien sûr, mais je me posais une question essentielle : est-ce que j'allais avoir le niveau ? Car être sur le terrain, c'est une chose, mais encore faut-il être performant... Alors, j'ai discuté avec des proches, avec ma famille, et j'ai rapidement accepté. J'ai joué mon premier match avec l'Arménie en mars 2015, en Albanie (1-2), et un autre contre le Portugal (2-3) ensuite en qualifications pour l'Euro 2016.

C'était votre premier voyage en Arménie ?
Oui. Mes arrière-grands-parents avaient fui l'Arménie pour échapper au génocide. Et ils étaient venus s'installer à Marseille, où vit l'une des plus importantes communautés arméniennes d'Europe. Ni mes grands-parents ni mes parents n'avaient jamais mis les pieds en Arménie. C'est finalement moi, le plus jeune de la famille, qui l'a fait. Je me souviens de l'accueil des supporters, à l'aéroport d'Erevan. Ils étaient assez nombreux, très chaleureux. D'ailleurs, quand j'ai vu tous ces visages, ça m'a rappelé beaucoup de membres de ma famille. Il y a beaucoup de bruns ici.

Pas de bol, vous êtes blond aux yeux bleus...
Oui, mais il paraît que dans les montagnes arméniennes, il y a pas mal de blonds...

Quels étaient vos rapports avec l'Arménie, avant de jouer pour son équipe nationale ?
Mes grands-parents parlent arménien. Ma mère aussi, un peu. Parfois, j'entendais mes grands-parents communiquer dans cette langue. Il y avait aussi les décorations typiquement arméniennes, chez eux. La nourriture, lors des repas familiaux. Il y avait toujours un lien avec ce pays. Même si personne n'y était allé avant moi.

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