Ander et contre tout

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Ander et contre tout
Ander et contre tout

Arrivé à Manchester United en juin 2014, Ander Herrera est aujourd'hui à un tournant de son aventure anglaise alors que José Mourinho souhaite l'installer au coeur de son système. Plus bas, axé sur la récupération et la construction du jeu, le Basque est revenu au premier plan. Pour l'amour du jeu, avant tout.

Ander Herrera a toujours aimé le foot. À en chialer. "En voyant Messi contre Manchester City (le 18 mars 2015, ndlr), j'ai eu envie de pleurer. Il est si fort. Je suis plutôt émotif, et pas seulement pour les grands matchs." Le Basque a toujours eu le jeu dans les veines, c'est comme ça. L'histoire raconte que lors de son premier jour à Carrington, le centre d'entraînement de Manchester United, le garçon a croisé la légende Sir Bobby Charlton. Beaucoup à sa place ne l'aurait pas reconnu ou n'aurait pas su identifier un homme pourtant statufié sur le parvis d'Old Trafford aux côtés de George Best et Denis Law, tous les trois vainqueurs de la C1 avec le club mancunien en 1968. Ander Herrera, lui, a répondu droit dans les yeux que "ceux qui aiment le football le connaissent et moi, j'aime le football". C'est une constante : gamin, quand la mère de l'enfant de Bilbao lui "offrait des petites voitures", il la remerciait mais lui demandait en retour "vouloir un maillot de foot, un équipement ou des chaussures neuves".

My first day at Old Trafford https://t.co/uS5w2O7Wdl

— Ander Herrera (@AnderHerrera) 12 août 2016
Il servait aussi d'analyste et relais à son père, Pedro Maria, joueur pro à Saragosse entre 1982 et 1988 et devenu directeur général du club ensuite : "Il allait aux matchs et me téléphonait pour me dire : "Regarde lui, lui et lui." J'avais douze ou treize ans et je prenais des notes. Et je lui faisais ensuite mon rapport : "J'ai bien aimé le numéro 7, je n'ai pas trop aimé ce joueur, ni lui.."" Cela s'est poursuivi ensuite au cours d'après-midi à tuer le temps en regardant "des matchs vraiment spéciaux. De la deuxième division, la Copa Libertadores, le championnat brésilien, le championnat argentin. (...) Je ne sais pas si ma perspective est différente parce que mon père jouait, mais j'ai toujours admiré les footballeurs : des joueurs de seconde division et même de Segunda B." Jusque sur un terrain.

"Avoir un ego surdimensionné, c'est un manque de…




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