Ancelottisco ou le retour du fils prodigue .

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Ancelottisco ou le retour du fils prodigue .
Ancelottisco ou le retour du fils prodigue .

Il y a des perspectives qui ne s'apprécient qu'avec le recul et la distance. Le geste le plus intéressant de ce Clásico a presque échappé aux caméras. Tant mieux. C'est avec l'imagination qu'on fait les plus beaux chefs-d'œuvre. La preuve ? La relation Isco-Ancelotti.
Les Madrilènes aimeraient que le temps s'arrête maintenant et que ces trois jours et ces trois nuits passés à célébrer ce glorieux samedi ne s'achèvent jamais. Il y avait longtemps à Bernabéu qu'on n'avait pas vu un Real aussi sûr de lui contre le terrible rival catalan. Il y avait longtemps aussi qu'on n'avait pas vu la meringue tourner aussi bien, même après un but encaissé très tôt. Du temps de Guardiola et de sa bande de gamins affamés, Madrid aurait fait le choix de la défense assiégée. On se serait rassemblé autour d'un défenseur portugais au faciès de coupable et on aurait attendu que passent orages et tempêtes. Il aurait fallu à tout prix éviter un deuxième but d'écart qui les aurait effondrés un peu plus. C'était le temps où à Madrid, au coup de sifflet final, on examinait une dernière fois le tableau d'affichage pour s'assurer de la fin de la souffrance. Ouf. Avec ce match nul, le plus dur était passé, on pouvait maintenant aller au Camp Nou le cœur léger. Beaux joueurs à peu de frais, on aurait ensuite dit - au pire - que Barcelone avait bien joué, qu'ils avaient mérité leur victoire ou - au mieux- qu'on n'avait rien vu, qu'on avait déjà tout oublié. Pour faire passer le temps jusqu'au prochain Clásico, on se prendrait alors au jeu de la défense élastique, celle qui s'étire au bord des terrains comme les horloges de Dalí sur le coin des tables, et on rêverait à un nouveau milieu défensif qui nous protégerait encore mieux du temps qui passe. Mais tout cela c'était avant. Avant le retour d'Isco. Avant ce geste.
Isco maravilla
Depuis samedi, à Madrid, on célèbre quelque chose d'autre. Sur un corner tiré par Rakiti? à peine entré sur le terrain, James avait intercepté un ballon qu'il balança ensuite dans l'espace en diagonale vers un gamin aux jambes en forme de O. Accroché à ses pieds tournés vers l'intérieur, la tête penchée en arrière, il tira, tira sur son train postérieur et se mit à cavaler vers ce ballon destiné à la défense barcelonaise. Bernabéu découvrit les reflets moirés de la perle polie par Ancelotti depuis un an. Il disait de lui alors : « Isco est un joueur de grande qualité quand il joue dans l'axe du jeu, mais nous avons besoin qu'il fasse un travail défensif sur le côté. » Et c'était bien sur le côté qu'Iniesta et Alves, dépassés par la furie de ce diable lancé depuis 50 mètres, virent Isco mettre le pied sur le ballon et offrir un terrain ouvert à...

Les Madrilènes aimeraient que le temps s'arrête maintenant et que ces trois jours et ces trois nuits passés à célébrer ce glorieux samedi ne s'achèvent jamais. Il y avait longtemps à Bernabéu qu'on n'avait pas vu un Real aussi sûr de lui contre le terrible rival catalan. Il y avait longtemps aussi qu'on n'avait pas vu la meringue tourner aussi bien, même après un but encaissé très tôt. Du temps de Guardiola et de sa bande de gamins affamés, Madrid aurait fait le choix de la défense assiégée. On se serait rassemblé autour d'un défenseur portugais au faciès de coupable et on aurait attendu que passent orages et tempêtes. Il aurait fallu à tout prix éviter un deuxième but d'écart qui les aurait effondrés un peu plus. C'était le temps où à Madrid, au coup de sifflet final, on examinait une dernière fois le tableau d'affichage pour s'assurer de la fin de la souffrance. Ouf. Avec ce match nul, le plus dur était passé, on pouvait maintenant aller au Camp Nou le cœur léger. Beaux joueurs à peu de frais, on aurait ensuite dit - au pire - que Barcelone avait bien joué, qu'ils avaient mérité leur victoire ou - au mieux- qu'on n'avait rien vu, qu'on avait déjà tout oublié. Pour faire passer le temps jusqu'au prochain Clásico, on se prendrait alors au jeu de la défense élastique, celle qui s'étire au bord des terrains comme les horloges de Dalí sur le coin des tables, et on rêverait à un nouveau milieu défensif qui nous protégerait encore mieux du temps qui passe. Mais tout cela c'était avant. Avant le retour d'Isco. Avant ce geste.
Isco maravilla
Depuis samedi, à Madrid, on célèbre quelque chose d'autre. Sur un corner tiré par Rakiti? à peine entré sur le terrain, James avait intercepté un ballon qu'il balança ensuite dans l'espace en diagonale vers un gamin aux jambes en forme de O. Accroché à ses pieds tournés vers l'intérieur, la tête penchée en arrière, il tira, tira sur son train postérieur et se mit à cavaler vers ce ballon destiné à la défense barcelonaise. Bernabéu découvrit les reflets moirés de la perle polie par Ancelotti depuis un an. Il disait de lui alors : « Isco est un joueur de grande qualité quand il joue dans l'axe du jeu, mais nous avons besoin qu'il fasse un travail défensif sur le côté. » Et c'était bien sur le côté qu'Iniesta et Alves, dépassés par la furie de ce diable lancé depuis 50 mètres, virent Isco mettre le pied sur le ballon et offrir un terrain ouvert à...

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