Ancelotti-Simeone, la glace à l'épreuve du feu

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Ancelotti-Simeone, la glace à l'épreuve du feu
Ancelotti-Simeone, la glace à l'épreuve du feu

L'un disputera sa première finale continentale, quand l'autre en traîne déjà trois derrière lui. Pourtant, retrouver Carlo Ancelotti en finale de la C1 samedi (20h45) à Lisbonne relève tout autant de l'exploit que la performance de Diego Simeone à la tête de l'Atlético. Arrivé à Madrid derrière un José Mourinho qui n'était plus en odeur de sainteté, le technicien italien a su imposer sa patte à son effectif et ramener les Merengue sur le toit de l'Europe?ou presque. Comme à Paris, le Real de Carlo Ancelotti a fait des contre-attaques sa spécialité maison. Sans le ballon, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo peuvent faire des miracles. Comme à Munich, en demi-finale, où les Madrilènes se sont imposés 4-0 en laissant la maitrise à leurs adversaires. « Avec des joueurs comme Bale, Benzema et Cristiano, c'est plus difficile de jouer un football de possession, on doit chercher des espaces, et jouer la balle vers l'avant plus rapidement. Le football est beau pour ça, tout le monde a ses propres idées », répondait l'Italien à ses détracteurs après cette démonstration tactique.

Ancelotti s'est mis le vestiaire dans la poche

Car si le Real a profité de deux coups de pieds arrêtés pour s'envoler au tableau d'affichage à l'Allianz Arena, ceux-ci n'ont pas été le fait du hasard. Provoqués par deux rapides contre-attaques, le corner et le coup-franc déposés sur le crâne de Sergio Ramos collent parfaitement à l'image du Real version Ancelotti. Un entraîneur calme, tranquille, qui a séduit son groupe en une saison à peine. « C'est vraiment agréable d'avoir un nouvel entraîneur. Il nous a menés jusqu'en finale de la Ligue des Champions pour sa première année ici et c'est vraiment bien pour tout le monde », admettait Angel Di Maria cette semaine. Un avis partagé par le jeune Illarramendi : « Nous avons un excellent entraîneur qui a gagné de nombreux titres et cela va beaucoup nous aider. » En moins d'un an, l'ancien entraîneur du PSG fait déjà l'unanimité.

Quatre titres en deux ans avec Simeone

Mais en face de lui samedi, l'Italien retrouvera un volcan prêt à entrer en éruption. Arrivé sur le banc de l'Atlético en décembre 2011 en remplacement de Gregorio Manzono, l'Argentin n'a pas tardé à insuffler une nouvelle énergie aux Colchoneros. Le résultat est spectaculaire : en deux ans, l'Atlético de Simeone s'est offert une Ligue Europa (2012), une Supercoupe d'Europe (2012), une Coupe du Roi (2013) et un titre de Champion d'Espagne la semaine dernière, au nez et à la barbe du Barça et du Real. Rugueux milieu de terrain à la fin des années 1990, Simeone n'a pas perdu de sa gouaille sur la touche. Le technicien argentin a mis en place une équipe à son image, agressive et déterminée à ne jamais rien lâcher. « Simeone c'est quelqu'un qui est exigeant, qui veut tout le temps gagner, qui est toujours près du groupe. Il insiste beaucoup sur l'engagement », soulignait récemment Thibaut Courtois. Le coup de peigne toujours parfait n'est qu'un leurre. A l'intérieur, tout oppose Ancelotti et Simeone. Une opposition d'hommes et de styles qui ne couronnera qu'un seul des deux coachs samedi soir. Le feu ou la glace.

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