Ancelotti, pas si simple...

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Ancelotti, pas si simple...
Ancelotti, pas si simple...

Carlo Ancelotti vient de franchir la barre des cent jours à la tête du Real Madrid. Avec une défaite? La première et pas n'importe laquelle. Concédée à domicile dans un Bernabeu qui ne connaissait plus l'amertume du goût du revers depuis longtemps en Liga. Et qui plus est contre le voisin, le « petit » Atletico, ce club de matelassiers, les fameux Colchoneros, venus marcher sur les plates-bandes des patrons Merengue. Carlo Ancelotti, jusqu'ici accueilli à bras ouverts et apprécié pour son humour et sa faconde, avait échappé aux boulets rouges tirés par une presse toujours prête à allumer la mèche. Après avoir supporté tant bien que mal un Jose Mourinho devenu exécrable et exécré, les puissants médias locaux étaient plutôt enclins à donner du temps au nouveau staff. « Don Carlo » avait même presque fait oublier les railleries qui accompagnaient son nom au moment où Florentino Perez était venu le chercher.

Le public commence à gronder

Jugé pas assez spectaculaire pour s'asseoir sur le banc du stade de la Concha Espina (adresse du siège du Real Madrid) par bien des socios, l'Italien avait réussi à maintenir son équipe pas loin du Barça, avec une moyenne de deux buts marqués par rencontre. En Ligue des Champions, le premier match fut une promenade sur les bords du Bosphore : 6-1 contre Galatasaray. Mais ces bons résultats laissaient planer certains doutes sur la faculté de l'ancien coach du PSG à gérer le Real Madrid et à le transformer en une armada aussi efficace que spectaculaire. Face à Villarreal ou encore contre Elche, ce Real Madrid a même inquiété. Notamment sur le plan défensif, devenant l'équipe du championnat espagnol concédant le plus de frappes au but. Après le revers face à l'Atletico, c'est donc bien la crise qui couve à Madrid : des joueurs ont demandé une réunion. Une réunionite qui avait commencé par un repas entre Carlo Ancelotti et son président, Florentino Perez. Certains choix sont incompris. D'autres sont même incompréhensibles. Et le public, qui est aussi l'électeur au Real, gronde déjà en regardant le Barça s'envoler en tête de la Liga.

Sans commune mesure avec la pression au PSG

Sur la pelouse, outre les soucis sportifs, on peut voir Pepe s'en prendre à Benzema pour des questions d'implication, apercevoir des joueurs marcher? Bref, un grand sentiment de laisser aller s'est installé. Carlo Ancelotti et son staff doivent vite remédier à tout cela. L'Italien sait ce qu'il lui reste à faire. Il savait qu'il devrait traverser des périodes difficiles : la gestion du cas Casillas, le départ tardif d'Özil, l'arrivée de Bale, les blessures de Xabi Alonso et Varane qui déséquilibrent l'équipe et le manque d'entrain de Benzema, pourtant délesté de la pression Higuain, sont autant de dossiers sportifs brûlants. Carlo Ancelotti savait qu'il aurait du boulot. A Paris, les six premiers mois ne furent pas tout rose et même par la suite, ses dirigeants n'ont pas semblé lui accorder une confiance totale. Or la pression parisienne est loin, très loin, si loin de celle que doit gérer le patron d'un des plus grands clubs d'Europe. Avant la trêve internationale, Carlo Ancelotti doit donc gagner et faire jouer son équipe avec ambition. Comme il devait le faire dès le début de saison?

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