Ancelotti, de héros à zéro ?

le
0
Ancelotti, de héros à zéro ?
Ancelotti, de héros à zéro ?

Adulé de tous les socios pour avoir apporté au Real Madrid la Décima l'an passé, Carlo Ancelotti est aujourd'hui dans l'œil du cyclone, à seulement une semaine d'un Clásico déterminant. Un désamour soudain de ses anciens fans, pas loin de tourner au ridicule.

Les trois coups de sifflet de Björn Kuipers résonnent dans l'Estádio da Luz de Lisbonne. Après douze années passées à la recherche de sa dixième Ligue des champions, le Real Madrid vient enfin de trouver des successeurs à la reprise de volée magique de Zinédine Zidane à Glasgow. Au bout du suspense, Sergio Ramos arrache la prolongation d'un coup de tête rageur et fait basculer l'Atlético Madrid dans le doute. Trente minutes plus tard, Cristiano Ronaldo montre sa musculature au monde entier, dans un match où Angél Di María aura plus pesé que lui dans le jeu. Non, la victoire finale de la Maison Blanche ne vient pas vraiment de ses individualités, mais plutôt de son collectif. Une équipe complète, prête à entrer dans l'histoire. Aux manettes de ce onze étoilé, Carlo Ancelotti aura réussi là où Carlos Queiroz, Vanderlei Luxembourgo, Fabio Capello, Manuel Pellegrini ou José Mourinho se sont cassé les dents. Arrivé du Paris Saint-Germain, Don Carlo empoche sa troisième coupe aux grandes oreilles en tant qu'entraîneur, après 2003 et 2007. Carlo Ancelotti est le descendant de Vicente del Bosque et mérite un respect infini. Du moins, c'est ce que l'on pense.
2014, l'année du Don
Comme le veut la chanson bien connue d'un dessin animé signé Walt Disney, il en faut peu pour être heureux. Et dans le fond, c'est vrai : vivre de joie, d'amour et d'eau fraîche reste bien là l'essentiel. Mais dans le virevoltant monde du football, Le Livre de la jungle reste un simple conte pour enfants, loin des réalités cyniques de la vie. Au sein du Real Madrid, se contenter de choses simples est incompatible avec la politique du club. En revanche, claquer entre 80 et 100 millions d'euros pour un nouveau joueur, histoire de démarrer sa saison avec une gourmandise, semble beaucoup plus vraisemblable. Même si le club est déjà champion d'Europe, même si son effectif fait déjà partie des tout meilleurs du continent. Parce qu'au Real comme nulle part ailleurs, il faut que ça change, que ça brille et que ça marche. Le "tout, tout de suite" est un art à Madrid.

En cela, les arrivées de James Rodríguez et Toni Kroos, cumulées aux départs en toute liberté pour Xabi Alonso, plus forcé pour Angél Di María, sont les nouvelles données de Don Carlo pour 2014/2015. Après des débuts poussifs, le Transalpin met en marche son rouleau compresseur : vingt-deux victoires consécutives, toutes compétitions...




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant