Analyse mi-séance AOF Wall Street - Wall Street tente de rebondir

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(AOF) - Les marchés américains tentent de rebondir à l'approche de la mi-séance, profitant plus nettement que les indices européens de la hausse des cours du pétrole. Le baril de brent et celui de WTI gagnaient tous les deux 0,7% en fin de journée, à 45,54 et 43,04 dollars. Toutefois, la prudence reste de mise face à cette reprise qui n'est pas suffisante pour compenser l'influence que la chute des cours pendant les quatre premiers jours de la semaine a eue sur les indices actions. Du côté des entreprises, BlackBerry chute après ses trimestriels. Le Dow Jones est stable et le S&P gagne 0,17%.

Blackberry chute de 10,94% à 10,02 dollars, pénalisé par le repli plus marqué que prévu de son chiffre d'affaires au premier trimestre clos fin mai. Les ventes de l'ex-fabricant de smartphones, reconverti l'an dernier en éditeur de logiciels, ont décroché de 41% à 235 millions de dollars. Sur une base ajustée, le chiffre d'affaires est ressorti à 244 millions de dollars, inférieur aux 264,51 millions de dollars du consensus Thomson Reuters. Le groupe canadien a pâti de la baisse des commandes en provenance des entreprises.

Les chiffres économiques du jour

Aux États-Unis, en mai, 610 000 logements neufs ont été vendus après 593 000 (révisé de 569 000) en avril. Le consensus Reuters était de +597 000.

L'indice flash des directeurs d'achat (PMI) Composite publié par IHS-Markit pour les Etats-Unis est tombé en juin à 53 contre 53,6 en mai, au plus bas depuis trois mois. Dans le détail, l'indice flash PMI Services est passé de 53,6 à 53 et l'indice Manufacturier a été ramené de 52,7 à 52,1, au plus bas depuis neuf mois.

Les valeurs à suivre aujourd'hui

BANQUES AMERICAINES

"Même durant une récession sévère, nos banques les plus importantes resteraient bien capitalisées. Cela leur permettrait de continuer à prêter de l'argent et à soutenir ménages et entreprises pendant les périodes difficiles". C'est ainsi que Jerome H. Powell, gouverneur de la Fed, a résumé les résultats des stress tests réalisés sur les principales banques américaines. Dans le pire scénario retenu - 383 milliards de dollars de pertes de crédits et chômage à 10% - le ratio CET1 des 34 banques testées tomberait de 12,5% à 9,2%.

BED BATH & BEYOND

Bed Bath & Beyond a vu son bénéfice net reculer de 38% au premier trimestre, clos fin mai, à 75,28 millions de dollars, soit 53 cents par action. Hors éléments exceptionnels, son bénéfice par action est ressorti à 58 cents, loin du consensus Zacks Investment Research de 66 cents. Le chiffre d'affaires du distributeur a atteint pour sa part 2,74 milliards de dollars, en hausse de 0,1%, contre une estimation de 2,8 milliards. En données comparables, les ventes de Bed Bath & Beyond ont baissé de 2%.

BLACKBERRY

BlackBerry a renoué avec les bénéfices au premier trimestre clos fin mai, à hauteur de 671 millions de dollars, alors qu'il avait essuyé une perte de 670 millions de dollars un an plus tôt. Le bénéfice par action du groupe technologique a atteint 1,23 dollar par action. Hors éléments exceptionnels, BlackBerry a enregistré un bénéfice par action de 2 cents. Au premier trimestre, son chiffre d'affaires a atteint 235 millions de dollars. Le consensus Zacks Investment Research était d'un résultat par action nul et le chiffre d'affaires de 264 millions.

STARBUCKS

KeyBanc a initié la couverture de Starbucks avec une recommandation Surpondérer et un objectif de cours de 68 dollars. L'analyste souligne la capacité que le groupe a eue de se transformer et de "naviguer" au milieu des changements profonds de comportements des consommateurs, notamment via l'essor du digital. De plus, KeyBanc souligne que Starbucks a des perspectives de croissance des ventes (10%) et du bénéfice par action (+15%) attractives.

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