Analyse mi-séance AOF France/Europe - Mars débute bien

le
0

(AOF) - Les marchés actions européens poursuivent leur progression malgré des indicateurs économiques moroses en Chine et en Europe. Pour les économistes, cette salve de mauvaises nouvelles devrait inciter les banques centrales à prendre de nouvelles mesures pour relancer la croissance. A cet égard, les investisseurs suivront avec intérêt les statistiques du jour aux Etats-Unis. A Paris, la lutte engagée par Vivendi pour la prise de contrôle de Gameloft, voire Ubisoft, anime la place. Vers 12h15, le CAC 40 gagne 0,55% à 4 377,31 points tandis que l’Euro Stoxx 50 progresse de 0,92% à 2 972,88 points.

2015 fut une annus horribilis pour Glencore ou, tout du moins, la pire depuis son IPO en 2011. Le bénéfice net hors exceptionnels du géant des mines a chuté de 69% à 1,34 milliard de dollars dans le sillage du plongeon des cours des métaux et du pétrole. Ce chiffre dépasse cependant les attentes des analystes qui tablaient sur 1,17 milliard. Pas de quoi susciter l'enthousiasme : le titre coté à Londres perd 1,91% à 130,7 pence après avoir bondi de 14,5% lors des trois dernières séances. Depuis le début de l'année, il enregistre un rebond de 43% après une chute de 70% en 2015.

Vivendi (+1,62% à 19,44 euros) a encore accru la pression sur la famille Guillemot aux manettes de Gameloft et d’Ubisoft, en relevant son offre de 20% sur le premier et en se renforçant au capital du second. L’action Gameloft s’adjuge 7,51% à 7,30 euros, dépassant légèrement les 7,20 euros désormais proposés par le groupe de médias. Ce dernier avait offert initialement 6 euros par action, un niveau jugé insuffisant par les investisseurs. En effet, le titre Gameloft ne s’est guère éloigné des 6,80 euros depuis la présentation du projet d’OPA, il y a un 10 jours.

Vision de long terme et court termisme boursier ne font pas bon ménage. Le repli de plus de 5% à 50,29 euros d'Ipsen le prouve une fois de plus. Le groupe pharmaceutique français a acquis pour plusieurs centaines de millions de dollars la licence du cabozantinib, un anticancéreux prometteur du laboratoire américain Exelixis. Grâce à ce produit, Ipsen a relevé ses objectifs de ventes à l'horizon 2020 à plus de deux milliards d'euros et confirmé prévoir une marge opérationnelle courante supérieure à 26%, contre 22,3% l'an dernier.

Les chiffres macroéconomiques du jour

L'indice PMI Markit Manufacturier pour la France est finalement ressorti à 50,2 en février contre une première estimation de 50,3 et 50 en janvier. Il signale une très légère amélioration de la conjoncture.

L'indice PMI Manufacturier de la zone euro est finalement ressorti à 51,2 en février contre une première estimation de 51 et après 52,3 en janvier.

L'indice PMI Manufacturier allemand est finalement ressorti à 50,5 en février contre une première estimation de 50,2 et 52,3 en janvier. Il s'établit au plus bas depuis 15 mois.

Dans la zone euro, le taux de chômage s'est établi à 10,3% en janvier 2016, en baisse par rapport au taux de 10,4% enregistré en décembre 2015 et à celui de 11,3% de janvier 2015. Il s'agit du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis août 2011. Les économistes tablaient pour janvier sur une stabilité à 10,4%.

Aux Etats-Unis, l'indice définitif des directeurs d'achats (PMI) Markit Manufacturier pour février sera publié à 15h45. A 16h00, les investisseurs découvriront l'indice ISM du secteur manufacturier de février et les dépenses de construction en janvier.

Vers 12h20, l'euro cote 1,0871 dollar, en baisse de 0,16%

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant