Analyse mi-séance AOF France/Europe - Les marchés marquent le pas

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(AOF) - En hausse à l'ouverture, les Bourses européennes évoluent désormais proches de l'équilibre. Les investisseurs prennent acte de l'accord moins important que prévu signé entre l'Arabie saoudite, le Qatar, la Russie et le Venezuela sur le gel leur production de brut à son niveau de janvier. Par ailleurs, les marchés sont déçus par la nette dégradation du moral des investisseurs en Allemagne. A Paris, EDF se distingue malgré des résultats 2015 contrastés. Vers 12h20, le CAC 40 gagne 0,08% à 4 118,47 points tandis que l'Euro Stoxx 50 cède 0,28% à 2 826,06 points.

Telecom Italia (-1,03% à 0,8675 euro) sousperforme le FTSE MIB italien après avoir annoncé une baisse de 69% de son bénéfice imposable à 0,7 milliard d'euros, principalement liée au recul de 20,3% à 7,004 milliards de l'Ebitda. L'opérateur italien a notamment subi l'impact négatif de charges non-récurrentes à hauteur de 1,076 milliard. Ces dernières correspondent à des variations de stocks et à l'application d'accords passés avec les syndicats et portant sur la rémunération des salariés. En dehors de ces charges, l'Ebitda annuel de Telecom Italia a reculé de 4,5% à 8,1 milliards d'euros.

Opération séduction réussie. Malmené ces derniers mois par la chute des prix de l'électricité et la perspective d'investissements massifs, EDF a rassuré en assurant travailler à l'élaboration d'un plan de financement pérenne. Preuve de sa détermination, le groupe a d'ores et déjà abaissé son dividende pour préserver son cash. En Bourse, l'électricien public, dont l'Etat détient 84,9% du capital, bondit en effet de 8,25% à 11,15 euros. Une hausse dont l'ampleur est toutefois à relativiser. Depuis le début de l'année, le titre accuse une baisse de 17%. Depuis un an, la chute dépasse les 50%.

La tension était montée d'un cran ce week-end autour du rapprochement entre Orange et Bouygues alors que de nombreux médias annonçaient qu'un accord serait présenté en même temps que les résultats annuels de l'opérateur historique ce matin. Or, le ton était beaucoup plus prudent lors de la conférence du groupe, le PDG Stéphane Richard indiquant que les discussions entre les deux groupes avaient du être prolongées. Orange estime désormais que "plusieurs semaines au moins" seront nécessaires avant d'aboutir à un deal ferme. Les investisseurs avaient anticipé cette annonce : le titre est quasi stable (+0,33% à 15,41 euros).

Les chiffres macroéconomiques du jour

L'indice du sentiment des investisseurs allemands sur les perspectives économiques a reculé à 1 en février, contre 10,2 en janvier et un consensus Reuters de 0.

Aux Etats-Unis, l'indice manufacturier "Empire State" de février ouvrira le bal des statistiques à 14h30 suivi, à 16h00, par l'indice immobilier NAHB de février.

Vers 12h25, l'euro cote 1,1173 dollar en légère hausse de 0,07%.

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