Analyse mi-séance AOF France/Europe - Les bancaires tirent les marchés

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(AOF) - Les marchés européens s’apprêtent à terminer juillet sur une note légèrement positive. Les indices sont soutenus par les résultats meilleurs que prévu en provenance des entreprises. A quelques heures des résultats des stress tests, le secteur bancaire est en particulier bien orienté, Natixis, Barclays et UBS ayant surpris agréablement. Essilor est le principal laissé pour compte du CAC 40 après avoir lancé un avertissement sur sa croissance. Vers 12h05, le CAC 40 gagne 0,12% à 4425,75 points et le FTSE Eurotop 50 0,52% à 2 981,38 points. Attention cependant à la croissance américaine à 14h30.

En Europe, Generali (+7,92% à 11,86 euros) est propulsé à la seconde place de l'indice FTSE MIB par des résultats semestriels solides. Sur les six premiers mois de l’année, l’assureur transalpin a pourtant enregistré une baisse de 9,9% de son bénéfice net à 1,178 milliard d'euros et de 10,5% de son résultat opérationnel à 2,487 milliards d'euros. Le marché n’en attendait pas autant, visant seulement un résultat opérationnel de 2,304 milliards d’euros. Le chiffre d'affaires du groupe a reculé de 2,1% à 37 milliards d'euros, pénalisé par son activité d'assurance-vie.

A Paris, Kering (+6% à 169,60 euros) signe la seconde plus forte hausse de l’indice CAC 40, soutenu par les bonnes performances de sa marque phare Gucci. A l’occasion de la présentation des résultats du premier semestre de Kering, la marque florentine, principale contributrice au chiffre d'affaires (49% en 2015) et à la rentabilité du groupe de luxe (60% du résultat opérationnel courant 2015), a dévoilé une croissance organique de 7,4% au deuxième trimestre, alors que les analystes attendaient une hausse de 2-3%.

En revanche, Essilor perd 6,91% à 113,20 euros après avoir averti sur sa croissance. Le numéro un mondial de l'optique ophtalmique a en effet jugé prudent de refléter dans son objectif de croissance organique l'impact d'une mauvaise saison solaire. Essilor vise, pour l'année 2016, une croissance du chiffre d'affaires hors effet de change supérieure à 8%, dont une croissance en " base homogène " autour de 4,5 %. Le groupe ciblait auparavant une croissance en " base homogène " autour de 5%.

Les chiffres macroéconomiques du jour

Le PIB de la France est resté stable au deuxième trimestre après avoir progressé de 0,7% au premier trimestre, a annoncé l'Insee. La croissance sur les trois premiers mois de l'année a été revue à la hausse de 0,1 point. Le consensus Reuters était de +0,2%, une prévision conforme à celle de la Banque de France. L'acquis de croissance à fin juin, soit la progression du PIB en cas de croissance nulle le reste de l'année, est de 1,1%.

En juillet 2016, selon l'estimation provisoire réalisée en fin de mois, l'indice des prix à la consommation en France diminuerait de 0,4 % par rapport au mois précédent, a annoncé l’Insee. Sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 0,2 %, comme en juin 2016. L’indice des prix IPCH, qui permet la comparaison avec les autres pays européens, baisserait de 0,4% sur un mois et progresserait de 0,4% sur un an. Ces derniers chiffres sont conformes aux attentes.

Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont diminué de 0,8 % en juin, comme en mai, a annoncé l’Insee. Le consensus Reuters s’élevait à +0,1%. La consommation de biens alimentaires, d'habillement et de biens durables augmente mais cette hausse ne compense pas la chute des dépenses en énergie.

Dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 10,1% en juin 2016, stable par rapport à mai 2016 et en baisse par rapport au taux de 11% enregistré en juin 2015, a annoncé Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Il s’agit toujours du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis juillet 2011. Il est conforme aux attentes.

Le taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 0,2% en juillet 2016, en hausse par rapport au mois de juin où il était de 0,1%, selon une estimation rapide publiée par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. Le consensus Reuters était de +0,1%.

Le PIB corrigé des variations saisonnières a augmenté de 0,3% dans la zone euro et de 0,4% dans l’Union européenne au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon l'estimation rapide préliminaire publiée par Eurostat, l’office statistique de l'Union européenne. La croissance est conforme aux attentes.

Aux Etats-Unis, la première estimation de la croissance du deuxième trimestre sera connue à 14h30, puis sera suivie par l'indice des directeurs d'achat (PMI) de la région de Chicago pour juillet à 15h45 et l'indice définitif de la confiance du consommateur de l'Université du Michigan en juillet à 16 heures.

A la mi-séance, l'euro gagne 0,31% à 1,111 dollar.

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