Ajouter des widgets dans vos pages Bourse
Analyse mi-séance AOF France / Europe Le CAC préserve le seuil des 3500 pts:
(AOF) - Les Bourses européennes sont reparties à la hausse, portées par l'espoir d'une intervention de la BCE sur le marché obligataire. A ce titre, les rendements des bons du trésor continuent de baisser. Alors que la France a émis avec des rendements négatifs hier, l'Espagne de son côté a adjugé 4,5 milliards d'euros d'obligations ce matin, laissant ressortir une nette baisse du rendement. Sur l'échéance 12 mois, le rendement moyen a baissé à 3,070% contre 3,918% précédemment. Le CAC 40 gagnait 0,57% à 3503,26 points à midi et l'Eurotop 100 de son côté grimpait de 0,22% à 2289,55 points.
Barclays (+1,83% à 194,40 pence) figure en bonne place parmi les plus fortes hausses de l'indice FTSE 100. La banque britannique a annoncé qu'elle envisageait de rapprocher la majorité de ses activités en Afrique avec sa filiale sud africaine, Absa. Les pays concernés sont le Botswana, le Ghana, le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, la Zambie et l'Océan indien. Barclays resterait l'actionnaire majoritaire du nouvel ensemble. La banque a présenté cette proposition comme la nouvelle étape logique de sa stratégie de rationalisation de sa présence en Afrique.A Paris, Vivendi (+ 0,31% à 15,95 euros) a nommé Jean-Yves Charlier à la tête de l'activité de Télécoms du groupe. Il s'agit d'une première pour Vivendi puisque la fonction de Directeur général des activités Télécoms n'existait pas jusqu'à présent. Il occupera ce poste dès octobre après avoir quitté le Conseil de Surveillance du groupe. Concernant l'activité télécoms du groupe, deux sujets intéressent les investisseurs : la restructuration de SFR et le devenir de l'opérateur brésilien de téléphonie fixe GVT.En revanche, Ipsen recule de 0,25% à 18,85 euros en début de séance à la Bourse de Paris. Les investisseurs accueillent défavorablement la renégociation de l'accord du laboratoire pharmaceutique français avec Inspiration. Cette annonce survient un mois après la décision d'Inspiration de suspendre ses essais cliniques de phase III destinés à évaluer l'IB1001 pour le traitement et la prévention de l'hémophilie B. Les chiffres macroéconomiques Aucune statistique économique d'importance n'est attendue.A 12 heures 15, l'euro progressait de 0,54% face au billet vert s'échangeant désormais autour de 1,2414 dollars.
AOF - EN SAVOIR PLUS
- Ipsen bénéficie d'une avance technologique dans les peptines et les toxines, deux domaines où très peu d'acteurs sont présents avec dans le cas des toxines des barrières à l'entrée très fortes en termes de production notamment ;- La stratégie repose sur l'internationalisation massive des activités, la concentration des efforts dans ses domaines des thérapeutiques ciblées et sur une politique de licences et de partenariats toujours plus active ;- Une stratégie offensive de croissance externe a permis au laboratoire de se diversifier géographiquement et notamment de se positionner sur le marché américain. Le groupe recèle également un potentiel de développement dans les pays émergents, Chine en tête. Ces pays représentent plus de 35% du chiffre d'affaires du groupe.
Les points faibles de la valeur
- Le laboratoire est très dépendant du Dysport® (le challenger du Botox) ;- Le groupe reste confronté à la poursuite de la baisse des ventes en médecine de ville (Smecta, Forlax, Tanakan...) ainsi qu'aux pressions gouvernementales sur le prix des médicaments dans un grand nombre de pays européens. L'Europe représente encore 47% du CA du groupe ;- Le pipeline s'est appauvri ces deux dernières années ;- Les incertitudes persistent sur l'approbation de Taspoglutide, futur blockbuster potentiel développé conjointement avec Roche, dans le traitement du diabète de type 2 ;- Après les déboires de Taspoglutide, Ipsen a subi fin 2010 un nouveau revers de taille avec l'arrêt des études cliniques de phase II dans l'acromégalie et les tumeurs neuroendocriennes ;- A quoi s'était déjà ajouté le départ surprise, en octobre 2010, de Jean-Luc Belingard, en raison de divergences stratégiques. Très réputé dans l'industrie pharmaceutique, il était l'artisan du repositionnement d'Ipsen ;- La nouvelle stratégie que va mettre en place la nouvelle direction induit des restructurations ainsi que des investissements qui risquent de peser sur les résultats 2011-2015 ;- La valeur est boudée par les investisseurs depuis l'été 2010. Restaurer la confiance va prendre du temps. L'annonce début 2012 d'importantes dépréciations sur l'exercice 2011 a été mal perçue et a jeté un nouveau froid.
Comment suivre la valeur
- Ipsen était jusque-là considéré comme une valeur de croissance et défensive. Mais avec les déceptions récentes sur le pipeline et du fait du manque de catalyseurs à court terme, le titre oscille autour de son cours d'introduction de 22 euros ;- La capitalisation boursière d'Ipsen range la valeur au sein des petites et moyennes valeurs du secteur tandis que son activité la rapproche davantage des laboratoires pharmaceutiques globalement plus regroupés au sein des « large caps » ;- Le management a réitéré son souhait d'adosser l'activité de médecine générale d'ici la fin du 1er semestre 2012 à un partenaire pouvant assurer le développement de ce portefeuille de produits.
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Pharmacie - Santé
Selon l'institut IMS Health, l'année 2012 sera caractérisée par un montant record de pertes de brevets de 46 MdUSD de chiffre d'affaires pour les grands groupes pharmaceutiques. Selon certains experts, dans les cinq prochaines années, la perte de chiffre d'affaires totalisera environ 150 MdUSD. Le cabinet de conseil Roland Berger considère que l'Américain Eli Lilly sera l'un des plus touchés. Sanofi, Merck-Schering, AstraZeneca et le leader mondial Pfizer seront également très impactés. En revanche, moins de 30% du chiffre d'affaires de Johnson & Johnson et GSK sera affecté. GSK devrait compenser la perte du brevet de son antiasthmatique Sérétide par ses avancées dans les vaccins. Pour affronter ces pertes de revenus, les laboratoires ont mis en place des stratégies variées : lancements de produits innovants, diversification dans les pays émergents, ou valorisation de médicaments connus, en modifiant leur statut. Ainsi, Pfizer cherche à modifier son Lipitor aux Etats-Unis, afin de le transformer en médicament vendu sans ordonnance.Valeur(s) associée(s)
Barclays (+1,83% à 194,40 pence) figure en bonne place parmi les plus fortes hausses de l'indice FTSE 100. La banque britannique a annoncé qu'elle envisageait de rapprocher la majorité de ses activités en Afrique avec sa filiale sud africaine, Absa. Les pays concernés sont le Botswana, le Ghana, le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, la Zambie et l'Océan indien. Barclays resterait l'actionnaire majoritaire du nouvel ensemble. La banque a présenté cette proposition comme la nouvelle étape logique de sa stratégie de rationalisation de sa présence en Afrique.A Paris, Vivendi (+ 0,31% à 15,95 euros) a nommé Jean-Yves Charlier à la tête de l'activité de Télécoms du groupe. Il s'agit d'une première pour Vivendi puisque la fonction de Directeur général des activités Télécoms n'existait pas jusqu'à présent. Il occupera ce poste dès octobre après avoir quitté le Conseil de Surveillance du groupe. Concernant l'activité télécoms du groupe, deux sujets intéressent les investisseurs : la restructuration de SFR et le devenir de l'opérateur brésilien de téléphonie fixe GVT.En revanche, Ipsen recule de 0,25% à 18,85 euros en début de séance à la Bourse de Paris. Les investisseurs accueillent défavorablement la renégociation de l'accord du laboratoire pharmaceutique français avec Inspiration. Cette annonce survient un mois après la décision d'Inspiration de suspendre ses essais cliniques de phase III destinés à évaluer l'IB1001 pour le traitement et la prévention de l'hémophilie B. Les chiffres macroéconomiques Aucune statistique économique d'importance n'est attendue.A 12 heures 15, l'euro progressait de 0,54% face au billet vert s'échangeant désormais autour de 1,2414 dollars.
AOF - EN SAVOIR PLUS
- Ipsen bénéficie d'une avance technologique dans les peptines et les toxines, deux domaines où très peu d'acteurs sont présents avec dans le cas des toxines des barrières à l'entrée très fortes en termes de production notamment ;- La stratégie repose sur l'internationalisation massive des activités, la concentration des efforts dans ses domaines des thérapeutiques ciblées et sur une politique de licences et de partenariats toujours plus active ;- Une stratégie offensive de croissance externe a permis au laboratoire de se diversifier géographiquement et notamment de se positionner sur le marché américain. Le groupe recèle également un potentiel de développement dans les pays émergents, Chine en tête. Ces pays représentent plus de 35% du chiffre d'affaires du groupe.
Les points faibles de la valeur
- Le laboratoire est très dépendant du Dysport® (le challenger du Botox) ;- Le groupe reste confronté à la poursuite de la baisse des ventes en médecine de ville (Smecta, Forlax, Tanakan...) ainsi qu'aux pressions gouvernementales sur le prix des médicaments dans un grand nombre de pays européens. L'Europe représente encore 47% du CA du groupe ;- Le pipeline s'est appauvri ces deux dernières années ;- Les incertitudes persistent sur l'approbation de Taspoglutide, futur blockbuster potentiel développé conjointement avec Roche, dans le traitement du diabète de type 2 ;- Après les déboires de Taspoglutide, Ipsen a subi fin 2010 un nouveau revers de taille avec l'arrêt des études cliniques de phase II dans l'acromégalie et les tumeurs neuroendocriennes ;- A quoi s'était déjà ajouté le départ surprise, en octobre 2010, de Jean-Luc Belingard, en raison de divergences stratégiques. Très réputé dans l'industrie pharmaceutique, il était l'artisan du repositionnement d'Ipsen ;- La nouvelle stratégie que va mettre en place la nouvelle direction induit des restructurations ainsi que des investissements qui risquent de peser sur les résultats 2011-2015 ;- La valeur est boudée par les investisseurs depuis l'été 2010. Restaurer la confiance va prendre du temps. L'annonce début 2012 d'importantes dépréciations sur l'exercice 2011 a été mal perçue et a jeté un nouveau froid.
Comment suivre la valeur
- Ipsen était jusque-là considéré comme une valeur de croissance et défensive. Mais avec les déceptions récentes sur le pipeline et du fait du manque de catalyseurs à court terme, le titre oscille autour de son cours d'introduction de 22 euros ;- La capitalisation boursière d'Ipsen range la valeur au sein des petites et moyennes valeurs du secteur tandis que son activité la rapproche davantage des laboratoires pharmaceutiques globalement plus regroupés au sein des « large caps » ;- Le management a réitéré son souhait d'adosser l'activité de médecine générale d'ici la fin du 1er semestre 2012 à un partenaire pouvant assurer le développement de ce portefeuille de produits.
LE SECTEUR DE LA VALEUR
Pharmacie - Santé
Selon l'institut IMS Health, l'année 2012 sera caractérisée par un montant record de pertes de brevets de 46 MdUSD de chiffre d'affaires pour les grands groupes pharmaceutiques. Selon certains experts, dans les cinq prochaines années, la perte de chiffre d'affaires totalisera environ 150 MdUSD. Le cabinet de conseil Roland Berger considère que l'Américain Eli Lilly sera l'un des plus touchés. Sanofi, Merck-Schering, AstraZeneca et le leader mondial Pfizer seront également très impactés. En revanche, moins de 30% du chiffre d'affaires de Johnson & Johnson et GSK sera affecté. GSK devrait compenser la perte du brevet de son antiasthmatique Sérétide par ses avancées dans les vaccins. Pour affronter ces pertes de revenus, les laboratoires ont mis en place des stratégies variées : lancements de produits innovants, diversification dans les pays émergents, ou valorisation de médicaments connus, en modifiant leur statut. Ainsi, Pfizer cherche à modifier son Lipitor aux Etats-Unis, afin de le transformer en médicament vendu sans ordonnance.Valeur(s) associée(s)
| Libellé | Bourse | Dernier | Var. | Vol. | |
|---|---|---|---|---|---|
| IPSEN | Nyse Euro | 26.000 (c) | -1.52% | 37 223 |
Copyright 2013 Agence Option Finance (AOF) - Tous droits de reproduction réservés par AOF.
AOF collecte ses données auprès des sources qu'elle considère les plus sûres. Toutefois, le lecteur reste seul responsable de leur interprétation et de l'utilisation des informations mises à sa disposition. Ainsi le lecteur devra tenir AOF et ses contributeurs indemnes de toute réclamation résultant de cette utilisation. Agence Option Finance (AOF) est une marque du groupe Option Finance.