Analyse mi-séance AOF France/Europe - Banques et matières premières à l'unisson pour peser sur les indices

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(AOF) - Les marchés européens sont en nette baisse, emportés par les valeurs financières. Celles-ci accusent les plus fortes baisses des principaux indices, à l'image de Société Générale à Paris ou Commerzbank à Francfort. Ce nouvel accès de fièvre s'explique par une information de Bloomberg selon laquelle des hedge funds auraient retiré une partie de leurs fonds de chez Deutsche Bank en raison de craintes sur son niveau de capital. En même temps que cette onde de choc, les indices souffrent de la baisse du cours du pétrole. Le CAC 40 perd 1,56% à 4 374,21 pts et l'EuroStoxx 50 1,61% à 2 943,38 pts.

Nouvelle fuite dans la presse, nouvelle chute pour Deutsche Bank (-4,64% à 10,37 euros) qui est tombé à un nouveau plus bas historique à 9,932 euros. Après les inquiétudes sur son capital, ce sont les craintes sur sa liquidité qui pèsent sur la première banque allemande et par ricochet sur l'ensemble du secteur en Europe. Cette nouvelle poussée de fièvre fait suite à la publication par Bloomberg d'un document interne de la banque selon lequel certains fonds spéculatifs, qui passent par Deutsche Bank pour compenser leurs dérivés, auraient commencé à transférer une partie de leurs positions.

A Paris, Airbus Group simplifie, enfin, sa gouvernance. Attendue depuis des années, cette annonce de création n'a pas suscité l'enthousiasme des investisseurs. A Paris, le titre Airbus cède 1,11% à 52,7 euros en ligne avec le CAC 40. Sous l'impulsion de son président exécutif, Tom Enders, le groupe aéronautique et spatial va fusionner avec sa principale division Airbus Commercial Aircraft (avions commerciaux) pour créer une nouvelle entité baptisée simplement Airbus.

Elis traverse décidément une mauvaise passe. Le titre du spécialiste de l'hygiène industrielle chute de 3,47% aujourd'hui à 14,615, se rapprochant de son plus bas de l'année à 13,95 euros. Depuis son plus haut atteint le 11 avril, à 17,8 euros, l'action Elis a perdu 18%. Ce vendredi, c'est Deutsche Bank qui a mis la valeur sous pression en abaissant sa recommandation d'Acheter à Conserver et son objectif de cours de 18 à 16 euros. Comme Société Générale et Berenberg vendredi dernier, le bureau d'études met en avant les menaces que les difficultés d'Elis en France font peser sur ses résultats.

Les chiffres macroéconomiques du jour

En France, sur l'ensemble des marchés (marché intérieur et marchés extérieurs), les prix de production des produits industriels sont stables sur le mois d'août (après -0,1 % en juillet et +0,4 % en juin). Sur un an, ils restent en recul (-1,9 %), a indiqué l'Insee. En août, les prix des produits industriels destinés au marché français ne varient quasiment pas (entre -0,1 % et +0,1 %) dans tous les grands secteurs de l'industrie.

Les prix à la consommation ont diminué de 0,2% en septembre en France par rapport au mois précédent. Sur un an toutefois, les prix à la consommation augmentent de 0,4% en septembre après +0,2% le mois précédent, selon l'estimation provisoire réalisée fin septembre par l'Insee. Cette hausse de l'inflation résulterait de l'accélération des prix des services et de la baisse plus modérée des prix de l'énergie. En sens inverse, le ralentissement des prix alimentaires et la baisse des prix des produits manufacturés, un peu plus forte qu'en août 2016, limiteraient le regain d'inflation.

En août 2016, les dépenses de consommation des ménages en biens rebondissent : elles augmentent de 0,7 % en volume, après quatre mois consécutifs de baisse (-0,3 % en juillet). En particulier, les achats d'automobiles se redressent et les dépenses en carburants augmentent de nouveau, selon les données de l'Insee.

Le taux de chômage d'août en zone euro ressort à 10,1%, stable par rapport à juillet. Le consensus était de 10%.

En première estimation, l'inflation annuelle s'élève à +0,4% en zone euro en septembre, selon Eurostat. Elle était de 0,2% en août et les économistes interrogés par Reuters attendaient 0,4%.

Les ventes au détail allemandes ont progressé de 3,7% en août sur un an, alors que les économistes de Reuters anticipaient une hausse de 1,3%. En rythme mensuel, elles ont reculé de 0,4% en août.

Aux Etats-Unis, les revenus et dépenses des ménages en août sont attendus à 14h30. L'indice des directeurs d'achats (PMI) de Chicago pour septembre sera publié à 15h45. L'indice définitif de confiance du consommateur de l'Université du Michigan de septembre sortira, lui, à 16h.

Vers 12h15, l'euro cote 1,1178 dollar, en baisse de 0,42%.

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