Analyse AOF clôture Wall Street - Le Brexit fait aussi déraper Wall Street, la Fed veille

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(AOF) - L'onde de choc du Brexit a évidemment traversé l'Atlantique et secoué Wall Street. Avec le départ des Britanniques de l'Union européenne, les Etats-Unis vont perdre un de leurs principaux alliés politiques. Les marchés s'inquiètent aussi du risque de dislocation de l'UE. Toutefois, la Fed a tenté de rassurer en se disant prête à intervenir pour assurer la liquidité du système financier. Le Brexit va sans doute l'inciter à ajourner encore le resserrement de sa politique monétaire. Le Dow Jones a perdu 3,39% à 17 400,75 pts (-2,27% sur la semaine) et le S&P500 3,59% à 2 037,41 pts (-2,21%).

Des deux côtés de l'Atlantique, c'est le secteur le plus malmené en ce lendemain de victoire du Brexit en Grande-Bretagne : les banques, assurances et autres sociétés de services financiers font partie des plus fortes baisses de tous les indices actions mondiaux. A Wall Street, Goldman Sachs (-7,07% à 141,86 dollars) et JPMorgan (-6,95% à 59,6 dollars) ont fermé la marche du Dow Jones. Au sein du S&P 500, Invesco (-13,67% à 25,57 dollars) a terminé à la dernière place suivi de près par Morgan Stanley (-10,15% à 24,52 dollars) et Legg Mason (-9,57% à 29,49 dollars).

Les chiffres économiques du jour

L'indice de confiance du consommateur américain publié par l'Université du Michigan est ressorti à 93,5 pour le mois de juin après 94,3 en mai. Le consensus donnait une baisse moins prononcée à 94 points.

En mai, les commandes de biens durables ont baissé de 2,2% après une hausse de 3,3% (révisée +3,4%) le mois précédent. Les économistes tablaient sur une baisse de 0,6%.

Les valeurs à suivre aujourd'hui

FIAT CHRYSLER AUTOMOBILES

Des propriétaires de Jeep Grand Cherokee ont déposé un recours collectif contre le groupe automobile FCA l'accusant de fraudes sur les boîtes de vitesse de 811 000 véhicules. Le constructeur américain aurait dissimulé un défaut de conception, lié à des accidents graves involontaires, selon le cabinet d'avocats Hagens Berman.

JCPENNEY

JCPenney est parvenu à un accord sur le refinancement d'un prêt immobilier de 2,25 milliards de dollars qui lui permet de réduire ses coûts financiers et d'allonger à 2023 la maturité de sa dette. Le distributeur pense ainsi générer chaque année 24 millions de dollars d'économies en intérêts. Au deuxième trimestre, JCPenney va enregistrer la suppression comptable de 34 millions de coûts liés à cette dette.

XEROX

Xerox a annoncé que Jeff Jacobson prendra la tête de Xerox Corporation une fois que la scission du groupe sera menée à bien, entre ses activités liées à l’impression et ses services d’externalisation de processus métier (BPO). Jeff Jacobson est aujourd'hui le président de Xerox Technology et conservera cette casquette après la séparation.

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