Analyse AOF clôture France/Europe - Petite séance à Paris

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(AOF) - Les marchés actions européens ont terminé sur des gains modestes. La journée avait pourtant bien débuté grâce aux résultats trimestriels jugés encourageants de Credit Suisse et ING, deux poids lourds du secteur bancaire en Europe. Les investisseurs ont également bien accueilli le rebond du pétrole. Ce net rebond de l’or noir n’a toutefois pas empêché les indices actions de réduire leurs gains au fur et à mesure de la journée, pénalisés par un regain de prudence. Le CAC 40 a clôturé sur une progression de 0,36% à 4 338,21 points. L'Euro Stoxx 50 a gagné 0,61% à 2 973,84 points.

Au chapitre des valeurs européennes, Thyssenkrupp a gagné 0,27% à 18,41 euros. Les investisseurs n'ont finalement pas pénalisé la révision à la baisse des prévisions de résultats 2016 du premier sidérurgiste allemand. Prenant acte du repli plus marqué et plus long que prévu des cours des métaux lié à l'explosion des exportations chinoises, le groupe table désormais sur un bénéfice ajusté avant impôts et intérêts (Ebit) annuel d'au moins 1,4 milliard d'euros contre une prévision précédente de 1,6-1,9 milliard. Le consensus est actuellement à 1,49 milliard, selon Thomson Reuters.

A Paris, Natixis (-6,91% à 4,666 euros) a affiché le deuxième plus forte baisse de l’indice SBF 120 derrière Nokia en raison d’une performance décevante au premier trimestre. Sur cette période, son résultat net part du groupe a chuté de 30% à 200 millions d'euros, ressortant sous le consensus qui s'élevait à 221 millions d’euros. Dans le même temps, son produit net bancaire a reculé de 6% à 2,06 milliards d'euros. Cette déception, Kepler Cheuvreux la met principalement sur le compte de coûts d'exploitation plus élevés que prévu, ceux-ci ayant augmenté de 3% à 1,6 milliard d’euros.

Nokia (-7,22% à 4,666 euros) a enregistré la plus forte baisse du CAC 40 comme du SBF120 en raison de ventes et de perspectives décevantes. L'équipementier télécoms, qui présentait ses premiers résultats depuis la prise de contrôle d'Alcatel-Lucent, a essuyé une perte nette de 513 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année. Des comptes dans le rouge qui s'expliquent principalement par les coûts liés à l'acquisition de son concurrent. Sur son périmètre historique, Nokia avait enregistré un bénéfice net de 177 millions d'euros au premier trimestre 2015.

Les chiffres macroéconomiques du jour

La production industrielle française a reculé de 0,3% en mars après avoir baissé de 1,3% en février, a annoncé l’Insee. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse de 0,5%. La production manufacturière a pour sa part reculé de 0,9 % après -1,4 % en février.

La Banque de France anticipe une progression de 0,3% du PIB au deuxième trimestre, selon une première estimation. La croissance ralentirait après avoir atteint 0,5% sur les trois premiers mois de l’année. Cette prévision est fondée sur une stabilisation du climat des affaires dans l’industrie à 99 en avril. Dans les services, le moral des chefs d’entreprises est aussi resté stable avec un indice à 96. Il a en revanche progressé d’un point à 97 dans le bâtiment.

En mars, l'excédent commercial allemand s'est élevé à 26 milliards d'euros, dépassant largement le consensus Reuters qui le donnait à 20,5 milliards. En mars 2015, il s'était élevé à 23 milliards. Sur un an, les exportations ont reculé de 0,5% à 107 milliards d'euros et les importations de 4,3% à 80,9 milliards. Sur un mois, ajustées des éléments calendaires et saisonniers, les exportations allemandes ont augmenté de 1,9% et les importations ont reculé de 2,3%. Les économistes attendaient une stabilité des exportations et une baisse de 0,3% des importations.

En Allemagne, en mars, la production industrielle a reculé de 1,3% par rapport à février. Le consensus était de -0,2%. L'évolution de février a été revue à -0,7% contre une première estimation de -0,5%.

Les stocks des grossistes aux États-Unis ont augmenté de 0,1% en mars conformément aux attentes du marché. Les stocks avaient reculé de 0,6% en février (révisé de -0,5%).

A 17h35, l'euro est quasi stable à 1,1384 dollar.

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