Analyse AOF clôture France/Europe - Pas de rebond après Wall Street et le pétrole !

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(AOF) - Les marchés européens ont signé leur deuxième séance consécutive de baisse, affaiblis par l’ouverture timide de Wall Street. Les marchés américains ont été pénalisés par la publication d'une hausse surprise des inscriptions hebdomadaires au chômage et par le retournement à la baisse des cours du pétrole. Les opérateurs ont visiblement préféré prendre leurs bénéfices lorsque le cours du baril a retrouvé son niveau de novembre à plus de 46,8 dollars, après la confirmation d'un rééquilibrage du marché. Le CAC 40 a baissé de 0,54% à 4 293,27 pts et l’Eurostoxx 50 a perdu 0,72% à 2 935,46 pts.

En Europe, après E.ON hier, c'était au tour de son concurrent RWE de publier ses résultats trimestriels. A l'image des autres "utilities" européennes, la deuxième société allemande du secteur a été pénalisée par la faiblesse des prix de l'électricité liée à la concurrence des énergies renouvelables et à un tassement de la demande. Pour autant, le groupe est parvenu à battre le consensus grâce à la performance de sa division Trading. Fort de ce bon début d'année, RWE a confirmé ses prévisions annuelles. Ces bonnes nouvelles sont saluées par le marché. A Francfort, le titre a bondi de 6,64% à 12,2 euros.

A Paris, seule hausse du CAC 40 à l'ouverture des marchés, Vivendi (+2,7% à 16,905 euros) a dominé toute la journée le principal indice parisien après avoir mieux résisté que prévu aux difficultés de sa filiale Canal+ France au premier trimestre. Sur la base d'un bénéfice net de 140 millions d'euros (+3,1%), ajusté de l'effet fiscal négatif non-récurrent de 41 millions d’euros dû à la reprise de provision résultant de la fin du litige avec Liberty Media, le résultat opérationnel ajusté (Ebita) du groupe s'est élevé à 213 millions d'euros.

Crédit Agricole SA (-4,91% à 8,654%) a enregistré le recul le plus prononcé du CAC 40 après avoir dévoilé des résultats trimestriels en net repli en raison de conditions de marché difficiles et de l'impact de l'opération de simplification de la structure du groupe, baptisée Eureka. Sur les trois premiers mois de l'année, le bénéfice net a chuté de 71% à 227 millions d'euros, ressortant sous le consensus Reuters de 278 millions. Il a été pénalisé par la déconsolidation de sa participation de 25% dans les Caisses régionales et une charge de 448 millions liée à des rachats de dette.

Les chiffres macroéconomiques du jour

En France, l'indice des prix à la consommation harmonisé a progressé de 0,1% en avril sur un mois, vient d'annoncer l'Insee. Sur un an, il baisse de 0,1 % pour le troisième mois consécutif. Cette légère hausse des prix à la consommation sur le mois d'avril provient pour l'essentiel des services et, dans une moindre mesure, d'une nouvelle hausse des prix des produits pétroliers. À l'inverse, les prix des produits manufacturés baissent légèrement en raison de promotions. Les prix des produits alimentaires sont globalement stables.

La production industrielle française a reculé de 0,3% en mars après avoir baissé de 1,3% en février, a annoncé l’Insee. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse de 0,5%. La production manufacturière a pour sa part reculé de 0,9 % après -1,4 % en février.

Aux Etats-Unis, 294 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ont été comptabilisées à l'issue de la semaine close le 7 mai. Les économistes tablaient sur 270 000 après 274 000 la semaine précédente.

Les prix des importations, hors pétrole, ont progressé de 0,1% en avril après avoir reculé de 0,1% en mars.

A la clôture, l'euro est en baisse de 0,31% à 1,1389 dollar.

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