Analyse AOF clôture France/Europe - Les marchés marquent le pas avant l'emploi américain

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(AOF) - Longtemps indécises, les principales places boursières européennes ont finalement terminé en petite baisse. Les investisseurs ont pris prétexte d’indicateurs économiques contrastés en Europe et décevants aux Etats-Unis pour reprendre leur souffle. Au-delà de ces indicateurs en demi teinte, la prudence des opérateurs est surtout motivée par la perspective des chiffres mensuels de l'emploi attendus demain. Le CAC 40 a mis un terme à une série de cinq séances consécutives en cédant 0,20% à 4 416,08 points. Même phénomène pour l’Euro Stoxx 50, qui a abandonné 0,46% à 3 008,20 points.

En publiant le 11 février son chiffre de ventes et son bénéfice net des activités poursuivies, Adidas avait quasiment tout dit concernant sa performance annuelle. Dans ce cadre, la publication complète des résultats réalisée ce matin n'a révélé aucune surprise et les investisseurs en ont profité pour prendre leurs bénéfices, faisant reculer Adidas de 1,87% à 97,03 euros. Depuis le 1er janvier, l'action du fabricant de vêtements de sport a gagné plus de 9% alors que l'indice allemand Dax a reculé de plus de 9% sur la même période.

A Paris, JCDecaux (+3,81% à 37,60 euros) a évolué dans le peloton de tête du SBF 120 essentiellement soutenu par des perspectives très solides. Pour le premier trimestre 2016, le spécialiste de l'affichage extérieur anticipe effectivement une croissance organique de son chiffre d'affaires autour de 9%. Les analystes tablaient quant à eux sur une hausse des revenus comprise entre 5,2% (Oddo) et 6% (Kepler).

Sans surprise, CGG a vécu une année 2015 catastrophique. Frappé de plein fouet par la chute des cours du pétrole, le spécialiste des services et équipements géophysiques a accusé une perte nette de 1,45 milliard de dollars contre une perte de 1,15 milliard un an plus tôt. Mais le résultat opérationnel, en chute de 92% à 19 millions de dollars, est ressorti supérieur aux attentes du consensus qui le donnait à - 5 millions de dollars. Le groupe doit cette performance à un quatrième trimestre plus solide que prévu, marqué par un résultat opérationnel de 11 millions de dollars. En Bourse, le titre, qui est très volatil, a gagné 3,03% à 0,68 euro après avoir ouvert en net repli.

Les chiffres macroéconomiques du jour

Calculé au sens du Bureau International du Travail (BIT), le taux de chômage français a reculé de 0,1 point au quatrième trimestre, à 10,3% de la population active, par rapport au trimestre précédent.

L'indice final Markit de l'activité de services en France s'établit à 49,2 contre 49,8 en première estimation, et 50,3 en janvier. Il ressort à un plus bas de 15 mois. L'indice final Markit composite s'établit à 49,3 contre une première estimation de 49,8 et 50,2 en janvier. Il s'établit à un plus bas de 13 mois. Le seuil des 50 sépare contraction et expansion de l'économie.

L'indice PMI Markit final dans les services dans la zone euro est ressorti à 53,3 contre une première estimation de 53 et 53,6 en janvier. L'indice PMI Markit final composite s'est établi à 53 contre une première estimation de 52,7 et 53,6 en janvier. Il se replie à son plus bas niveau depuis janvier 2015.

L'indice PMI Markit final de l'activité dans les services allemands est ressorti à 55,3 en février contre une première estimation de 55,1 et 55 en janvier. Il ressort à un plus haut de deux mois. L'indice PMI Markit final composite s'est établi à 54,1 en février contre 55,1 en première estimation et 54,5 en janvier. Il atteint un plus bas de cinq mois.

En janvier 2016 par rapport à décembre 2015, les ventes au détail ont progressé de 0,4% dans la zone euro. Les économistes tablaient sur une hausse de seulement 0,1% après +0,3% le mois précédent. Sur un an, les ventes ont cru de 2% contre un consensus de +1,3% après +1,4% en décembre.

Aux Etats-Unis, la croissance du secteur des services affiche un léger ralentissement en février, tout en étant supérieure au consensus. L'indice ISM est en effet ressorti à 53,4 points après 53,5 en décembre. Le consensus Reuters attendait 53,2.

Les commandes à l'industrie ont progressé de 1,6% en janvier alors que le consensus tablait sur une hausse de 2,1%. En décembre, les commandes à l'industrie américaine affichaient un recul de 2,9%.

L''indice des directeurs d’achats est ressorti à 49,7 en février contre 53,2 en janvier, a annoncé le bureau d’études Markit. Il s’agit de la première fois depuis octobre 2013 que cet indicateur passe sous le niveau des 50, signalant ainsi une contraction du secteur.

278 000 inscriptions au chômage ont été enregistrées la semaine dernière en hausse par rapport aux 272 000 de la semaine précédente. Les analystes anticipaient 271 000 inscriptions.

Vers 17h45, l'euro cote 1,0957 dollar, en hausse de 0,82%.

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