Analyse AOF clôture France/Europe - Les marchés marquent le pas

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(AOF) - Le rebond des Bourses européennes a fait long feu. Après deux séances d'embellie, les principaux indices actions sont repartis à la baisse dans le sillage du pétrole. Les investisseurs ont été déçus par les termes de l'accord signé à Doha par la Russie, l'Arabie saoudite, le Qatar et le Venezuela. Ces quatre pays producteurs se sont accordés pour geler leur production de brut mais à condition d'être suivis par d'autres grands exportateurs, une éventualité très improbable du fait de l'Iran. Le CAC 40 a cédé 0,01% à 4 110,66 points tandis que l'Euro Stoxx 50 a perdu 0,44% à 2 821,26 points.

Telecom Italia (-6,62 à 0,8185 euro) a largement sousperformé le FTSE MIB italien après avoir annoncé une baisse de 69% de son bénéfice imposable à 0,7 milliard d'euros, principalement liée au recul de 20,3% à 7,004 milliards de l'Ebitda. L'opérateur italien a notamment subi l'impact négatif de charges non-récurrentes à hauteur de 1,076 milliard. Ces dernières correspondent à des variations de stocks et à l'application d'accords passés avec les syndicats et portant sur la rémunération des salariés. En dehors de ces charges, l'Ebitda annuel de Telecom Italia a reculé de 4,5% à 8,1 milliards d'euros.

Les résultats 2015 d'EDF étaient attendus avec inquiétude par le marché qui redoutait même l'annonce d'une augmentation de capital de 5 milliards d'euros. Finalement, l'électricien public a favorablement surpris. Pour preuve, le titre a finalement bondi de 9,51% à 11,28 euros après être tombé hier à un plus bas historique de 10,035 euros.

La tension était montée d'un cran ce week-end autour du rapprochement entre Orange et Bouygues alors que de nombreux médias annonçaient qu'un accord serait présenté en même temps que les résultats annuels de l'opérateur historique ce matin. Or, le ton était beaucoup plus prudent lors de la conférence du groupe, le PDG Stéphane Richard indiquant que les discussions entre les deux groupes avaient du être prolongées. Orange estime désormais que "plusieurs semaines au moins" seront nécessaires avant d'aboutir à un deal ferme. Les investisseurs avaient anticipé cette annonce : le titre est quasi stable (+0,13% à 15,38 euros).

Les chiffres macroéconomiques du jour

L'indice du sentiment des investisseurs allemands sur les perspectives économiques a reculé à 1 en février, contre 10,2 en janvier et un consensus Reuters de 0.

Aux Etats-Unis, en février, la confiance des promoteurs immobiliers s'est légèrement dégradée. L'indice NAHB qui la synthétise est ressorti à 58 points après 61 (révisé à la hausse de 60) en janvier. Le consensus Reuters attendait 60 points.

Aux Etats-Unis, l'indice manufacturier "Empire State" de la Fed de New York est ressorti à - 16,64 points en février après -19,4 points en janvier et un consensus Reuters de -10.

Vers 17h45, l'euro cote 1,1142 dollar en légère baisse de 0,19%.

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