Analyse AOF clôture France/Europe - Les indices se retournent à la hausse à la dernière minute

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(AOF) - Les marchés européens ont vécu un incroyable retournement de tendance ce vendredi, suspendus à l'actualité de Deutsche Bank. Une information de Bloomberg selon laquelle des fonds spéculatifs auraient retiré une partie de leurs fonds de la première banque allemande a d'abord fait chuter les indices. Puis en toute fin de séance, une autre dépêche, de l'AFP cette fois, faisant état d'une nette diminution de l'amende américaine qui pesait sur la banque a permis de clôturer dans le vert. Le CAC 40 a ainsi gagné 0,1% à 4 448,26 pts (-0,90% en 5 jours) et l'EuroStoxx 50 0,37% à 3 002,61 pts (-0,9%).

Après être tombée ce matin à un nouveau plus bas historique à 9,932 euros, l'action Deutsche Bank s'est redressée pour finir en hausse de 5,47% à 11,475 euros. La première banque allemande a bénéficié en fin d'après-midi d'une information de l'AFP selon laquelle son amende aux Etats-Unis s'élèverait finalement à 5,4 milliards de dollars (4,8 milliards d'euros), un montant bien inférieur à celui de 14 milliards demandé par le département américain de la justice pour mettre fin à une enquête sur la vente de titres adossés à des créances hypothécaires.

A Paris, Airbus Group simplifie, enfin, sa gouvernance. Attendue depuis des années, cette annonce de création n'a pas suscité l'enthousiasme des investisseurs. A Paris, le titre Airbus a finalement gagné 1,01% à 53,84 euros en ligne avec le CAC 40. Sous l'impulsion de son président exécutif, Tom Enders, le groupe aéronautique et spatial va fusionner avec sa principale division Airbus Commercial Aircraft (avions commerciaux) pour créer une nouvelle entité baptisée simplement Airbus.

Elis traverse décidément une mauvaise passe. Le titre du spécialiste de l'hygiène industrielle a chuté de 2,94% aujourd'hui à 14,695, se rapprochant de son plus bas de l'année à 13,95 euros. Depuis son plus haut atteint le 11 avril, à 17,8 euros, l'action Elis a perdu 18%. Ce vendredi, c'est Deutsche Bank qui a mis la valeur sous pression en abaissant sa recommandation d'Acheter à Conserver et son objectif de cours de 18 à 16 euros. Comme Société Générale et Berenberg vendredi dernier, le bureau d'études met en avant les menaces que les difficultés d'Elis en France font peser sur ses résultats.

Les chiffres macroéconomiques du jour

En France, sur l'ensemble des marchés (marché intérieur et marchés extérieurs), les prix de production des produits industriels sont stables sur le mois d'août (après -0,1 % en juillet et +0,4 % en juin). Sur un an, ils restent en recul (-1,9 %), a indiqué l'Insee. En août, les prix des produits industriels destinés au marché français ne varient quasiment pas (entre -0,1 % et +0,1 %) dans tous les grands secteurs de l'industrie.

Les prix à la consommation ont diminué de 0,2% en septembre en France par rapport au mois précédent. Sur un an toutefois, les prix à la consommation augmentent de 0,4% en septembre après +0,2% le mois précédent, selon l'estimation provisoire réalisée fin septembre par l'Insee. Cette hausse de l'inflation résulterait de l'accélération des prix des services et de la baisse plus modérée des prix de l'énergie. En sens inverse, le ralentissement des prix alimentaires et la baisse des prix des produits manufacturés, un peu plus forte qu'en août 2016, limiteraient le regain d'inflation.

En août 2016, les dépenses de consommation des ménages en biens rebondissent : elles augmentent de 0,7 % en volume, après quatre mois consécutifs de baisse (-0,3 % en juillet). En particulier, les achats d'automobiles se redressent et les dépenses en carburants augmentent de nouveau, selon les données de l'Insee.

Le taux de chômage d'août en zone euro ressort à 10,1%, stable par rapport à juillet. Le consensus était de 10%.

En première estimation, l'inflation annuelle s'élève à +0,4% en zone euro en septembre, selon Eurostat. Elle était de 0,2% en août et les économistes interrogés par Reuters attendaient 0,4%.

Les ventes au détail allemandes ont progressé de 3,7% en août sur un an, alors que les économistes de Reuters anticipaient une hausse de 1,3%. En rythme mensuel, elles ont reculé de 0,4% en août.

Aux Etats-Unis, l'indice définitif de confiance du consommateur de l'Université du Michigan est ressorti à 91,2 en septembre contre 89,8 en première estimation. Les économistes attendaient 90 après 89,8 en août.

Aux Etats-Unis, l'indice des directeurs d'achats (PMI) de Chicago est ressorti à 54,2 en septembre après 51,5 le mois précédent. Les économistes attendaient 52.

En août, les revenus des ménages américains ont progressé de 0,2%, comme prévu. Le mois précédents, ils avaient augmenté de +0,4%. De leur côté, les dépenses des ménages américains sont restées stables sur le mois après avoir augmenté de 0,4% (révisé de +0,3%) en juillet. Le marché tablait sur une hausse de 0,1% des dépenses.

A la clôture, l'euro cote 1,1239 dollar, en hausse de 0,12%.

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