Analyse AOF clôture France/Europe - Les bancaires et les pétrolières font chuter les marchés

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(AOF) - Les marchés européens ont terminé en nette baisse, pénalisés par la chute des valeurs bancaires et pétrolières. Les premières ont reculé après la publication des résultats décevants d'UBS et une note particulièrement prudente de JPMorgan qui a abaissé sa prévision de bénéfice pour les banques françaises. Du côté du pétrole, les résultats dégradés de BP se sont ajoutés à une mise sous surveillance de 6 groupes pétroliers européens par l'agence de notation S&P. Le CAC 40 a perdu 2,47% à 4 283,99 points et l'EuroStoxx a reculé de 2,29% à 2 951,85 points.

UBS a chuté de 7,13% à 15,49 francs suisses, soit la deuxième plus forte baisse du SMI, après avoir dévoilé des résultats inférieurs aux attentes. La banque suisse a enregistré au quatrième trimestre un bénéfice net de 949 millions de francs suisses (853 millions d'euros) contre 858 millions de francs suisses un an plus tôt. Cette ligne du compte de résultat a bénéficié d'un gain fiscal de 715 millions de francs. Le résultat avant impôt des unités opérationnelles est en revanche ressorti en dessous des anticipations, en s'élevant à 964 millions de francs.

Le ciel s'obscurcit chaque jour un peu plus pour un secteur pétrolier européen malmené ces derniers mois par l'accélération de la baisse des cours du pétrole. Ce matin, BP a annoncé une perte de 6,5 milliards de dollars au titre de 2015, son plus mauvais résultat depuis au moins 20 ans. Et quelques heures plus tôt, Standard & Poor's avait placé sous surveillance avec implication négative les notes à long terme de six groupes pétroliers européens : BP justement mais aussi Repsol, Eni, Statoil, Total et Royal Dutch Shell. En Bourse, la sanction a été nette : Total a chuté de 4,49% à 38,205 euros.

Manitou (-8,68% à 15,15 euros) a signé la plus forte baisse du marché SRD, sanctionné après une prévision de croissance 2016 jugée trop prudente. Cette année, le fabricant d'engin de manutention anticipe une expansion de ses ventes de l'ordre de 2% alors que le consensus des analystes table sur +5%. Cette déception a donné le coup d'envoi de prises de bénéfices importantes alors que le titre Manitou évoluait autour de son plus haut niveau depuis le 21 septembre dernier à 16,48 euros en clôture du 29 janvier.

Les chiffres macroéconomiques du jour

En décembre, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 10,4% en décembre 2015 en zone euro, en baisse par rapport aux 10,5% de novembre. Il s’agit du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis septembre 2011. Le consensus Reuters anticipait une stabilité à 10,5%.

En décembre 2015, les prix à la production en zone euro ont baissé de 0,8% par rapport au mois précédent. Ils avaient déjà reculé de 0,2% en novembre. En rythme annuel, le recul est de 3%. Le consensus Reuters était de -0,6% en un mois et de -2,8% sur un an.

En janvier, le taux de chômage allemand a atteint 6,2%, après 6,3% en décembre. Le nombre de personnes sans emploi a baissé bien plus qu'attendu : Destatis a fait état d'une diminution de 20 000 personnes alors que les analystes attendaient entre 7 et 8000 chômeurs de moins.

A la clôture, l'euro cote 1,0899 dollar en hausse de 0,09%.

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