Analyse AOF clôture France/Europe - Légère hausse avant le résultat de l'élection présidentielle américaine

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(AOF) - Les marchés européens ont progressé légèrement, la prudence prévalant avant que ne soit connu demain matin le gagnant de l’élection présidentielle américaine. Quelques mois après le vote en faveur du Brexit, une mauvaise surprise est toujours possible. A Paris, le marché a été soutenu par le secteur bancaire grâce aux bons résultats de Crédit Agricole. En revanche, CGG a dévissé de 28% alors qu’il pourrait augmenter son capital. L’indice CAC 40 a clôturé en hausse de 0,35% à 4 476,89 points tandis que l’EuroStoxx 50 a gagné 0,47% à 3 023,43 points.

L'action Marks & Spencer (-4,87% à 332 pence) a fini dans le rouge après la publication de résultats semestriels dégradés et l'annonce qu'il n'y aurait pas de dividende au second semestre. Les investisseurs ont pourtant commencé par bien réagir à la nouvelle étape du plan de redressement de l'enseigne lancé par Steve Rowe, arrivé à la tête du groupe en début d'année. Les mesures annoncées concernent essentiellement l'activité du distributeur à l'international et son patrimoine immobilier au Royaume-Uni.

Troisième banque française à dévoiler ses résultats du troisième trimestre, Crédit Agricole SA a également fait mieux que prévu grâce aux bonnes performances de ses activités de marché. Ce qui, combiné avec la présentation d'une politique de dividende favorable pour 2017, a permis à l'action de la banque française de gagner 5,64% à 10,28 euros et de prendre la tête de l'indice CAC 40. Entre juillet et septembre, Crédit Agricole SA a réalisé un résultat net part du groupe multiplié par deux à 1,864 milliard d'euros et dépassé le consensus Inquiry Financial qui s'élevait à 1,703 milliard. La banque a bénéficié d'une plus-value de 1,25 milliard d'euros liée à la cession de sa participation de 25% dans les Caisses régionales du Crédit Agricole à ces dernières.

En revanche, CCG a chuté de 25,51% à 16,55 euros. D'abord déçus par les résultats trimestriels et les perspectives prudentes dévoilés par le spécialiste des études sismiques, les investisseurs sont devenus inquiets après la téléconférence du directeur général Jean-Georges Malcor. Face à l'absence d'amélioration du marché de la sismique en fin d'année comme en 2017, le dirigeant a reconnu qu'il étudiait toutes les options permettant de renforcer le cas échéant la structure financière de son groupe. CGG pourrait ainsi prolonger la maturité de sa dette (2,3 milliards de dollars fin septembre) voire procéder à une nouvelle augmentation de capital forcément dilutive.

Les chiffres macroéconomiques du jour

La production industrielle allemande a reculé de 1,8% en septembre alors que le consensus Reuters s'élevait à +0,5%.

A la clôture, l'euro grappille 0,02% à 1,1045 dollar.

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