Analyse AOF clôture France/Europe - Le luxe et l'automobile tirent le CAC 40 au-delà des 4 500 points

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(AOF) - Les marchés européens ont progressé sans catalyseur particulier, si ce n’est un apaisement - fut-il temporaire - des craintes à propos de Deutsche Bank. Cette dernière a prolongé son rebond entamé vendredi après-midi et gagné 2%. Les valeurs automobiles, Peugeot en pôle position, et du luxe ont soutenu le CAC 40. Les investisseurs ont par ailleurs salué les objectifs présentés par Europcar à l’occasion de sa réunion investisseurs. L’indice CAC 40 a clôturé en hausse de 1,11% à 4 503,09 points et l’EuroStoxx 50 a gagné 1,03% à 3 029,50 points.

Confronté à des investissements dans les équipements télécoms qui devraient reculer de 5% cette année, Ericsson n’a d’autres choix que de réduire ses coûts. Après avoir annoncé de nouvelles économies en juillet, le groupe suédois en a détaillé les conséquences sur l’emploi dans son pays d’origine où 3 000 postes vont être supprimés sur 16 000. En Bourse, l’action Ericsson a gagné 0,41% à 61,60 couronnes suédoises, ne se distinguant guère des autres valeurs suédoises.

A Paris, Europcar (+4,48% à 8,348 euros) a fini à la seconde place du SBF 120 après avoir annoncé un relèvement exceptionnel de son dividende annuel. Ainsi, le montant qui sera versé aux actionnaires du loueur de véhicules au titre de l'exercice 2016 s'élèvera à au moins 50% de son résultat net. L'objectif affiché jusque-là était un taux de distribution de 30% pour 2016. Les autres prévisions opérationnelles ont été quant à elles confirmé, à savoir une légère hausse du chiffre d'affaires en organique et un Corporate Ebitda ajusté supérieur à son niveau de 2015, soit 251 millions d'euros.

En revanche, Bonduelle a abandonné 4,56% à 22 euros, les investisseurs ne goûtent guère les résultats annuels et les perspectives dévoilés ce matin par le champion français des légumes en conserve. Bonduelle a évoqué un contexte toujours très chaotique marqué par l'absence de reprise marquée de la consommation; la guerre des prix en Europe, des crises économiques en Russie et au Brésil et une forte fluctuation des devises. Au titre de son exercice 2015/2016 clos fin juin, il a réalisé un résultat net de 53,7 millions d'euros, en baisse de 22,5%.

Les chiffres macroéconomiques du jour

Les prix à la production industrielle ont diminué de 0,2% tant dans la zone euro que dans l'Union européenne en août par rapport à juillet, selon les estimations d’Eurostat, l’office statistique de l'Union européenne. Le repli est supérieur au consensus Reuters de -0,1%. En juillet 2016, les prix avaient progressé de 0,3% dans les deux zones.

Le Fonds monétaire international prévoit une croissance de l'économie mondiale de 3,1% cette année, une estimation identique à celle formulée en juillet. Dans le détail, le ralentissement attendu dans les pays développés - le FMI anticipe désormais une croissance de 1,6% contre 1,8% en juillet - sera compensé par l'accélération des économies émergentes. La croissance y est attendue à 4,2% alors que l'estimation de juillet la donnait à 4,1%. La reprise dans ces régions, notamment en Russie et au Brésil, devrait s'amplifier en 2017, précise le FMI, et à nouveau tirer la croissance mondiale.

Vers 17h35, l'euro cote 1,1156 dollar, en repli de 0,49%.

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