Analyse AOF clôture France/Europe - Le CAC 40 sauve la face des Bourses européennes

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(AOF) - A l’instar de mercredi, la baisse des cours du pétrole (-2,4% à 45,9 dollars pour le baril de Brent) a fragilisé Wall Street, entrainant un retournement à la baisse des Bourses européennes dans l'après-midi. Le FMI a de plus averti qu’il pourrait de nouveau réduire sa prévision de croissance mondiale en 2016, actuellement de +3,1%. A Paris, Pernod Ricard s’est distingué grâce à des résultats annuels solides. Les valeurs liées au pétrole ont fini en repli. Si l’indice CAC 40 a fini en hausse de 0,03% à 4 439,67 points, l’EuroStoxx a cédé 0,19% à 3 017,49 points

En Suisse, Nestlé a reculé de 0,70% à 77,75 francs suisses après l'annonce du rachat du fabricant britannique de dispositifs médicaux Phagenesis. Cette société basée à Manchester développe un nouveau traitement pour la dysphagie, ou l'incapacité à avaler sans risque. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué. D'autant que e géant agroalimentaire va procéder à l'opération par étapes,en fonction de l'avancée des programmes en Europe et aux Etats-Unis. Nestlé prévoit la finalisation du deal en 2019.

Rentrée joyeuse pour Pernod Ricard ! En hausse de 2,33% à 105,30 euros, le titre du numéro deux mondial des spiritueux, propriétaire du cognac Martell, de la vodka suédoise Absolut et du whisky irlandais Jameson, a signé la seconde plus forte hausse du CAC 40 après la publication de résultats annuels solides et de perspectives encourageantes. Une belle performance dans un secteur affecté par la baisse de la consommation d'alcool haut de gamme en Chine, une concurrence féroce aux Etats-Unis, et une demande atone en Europe.

L'action Technicolor (+5,43% à 6,115 euros) a affiché la plus forte hausse de l'indice SBF 120 au lendemain de la décision de Moody's de relever sa note de crédit. L'agence de notation a attribué la note Ba3 au spécialiste des technologies de l'image et du son contre B1 auparavant, soit un relèvement d'un cran. Moody's explique que ce relèvement reflète le rééquilibre en cours du modèle opérationnel du groupe vers la maison connectée et les services au divertissement alors que la contribution des brevets de la technologie MPEG-2 (compression d'image et de son) va disparaître à la fin de l'année. Elle apprécie également l'engagement résolu de Technicolor à se désendetter.

Les chiffres macroéconomiques du jour

La croissance du secteur manufacturier de la zone euro en août s’est finalement avérée un poil plus faible que prévu, a annoncé le bureau d’études Markit. L’indice des directeurs d’achat pour ce secteur est ressorti à 51,7 contre 52 en juillet. Il avait été annoncé initialement à 51,8 et les économistes interrogés par Reuters n’anticipaient pas de révision.

La contraction du secteur manufacturier français en août s'est finalement avérée légèrement plus importante que prévu, a annoncé le bureau d'études Markit. L'indice des directeurs d'achat pour ce secteur est ressorti à 48,3 contre 48,6 en juillet. Il avait été annoncé initialement à 48,5 et les économistes interrogés par Reuters n'anticipaient pas de révision.

La croissance du secteur manufacturier allemand en août est conforme à son estimation initiale, a annoncé le bureau d’études Markit. L’indice des directeurs d’achat pour ce secteur est ressorti à 53,6 contre 53,8 en juillet. Les économistes interrogés par Reuters n’anticipaient pas de révision.

L'ISM manufacturier du mois d'août est ressorti à 49,4 contre un consensus de 52,2 après 52,6 en juillet.

Les dépenses de construction sont restées stables en juillet. Les économistes tablaient sur une hausse de 0,6% après 0,9% (chiffre révisé de -0,6%).

L'indice définitif des directeurs d'achat (PMI) manufacturier d'août est ressorti à 52 contre 52,1 en première estimation. En juillet, il s'était établi à 52,9. Il reste donc éloigné du seuil des 50 qui sépare contraction et expansion de l'activité.

La productivité a reculé de 0,6% au deuxième trimestre, conformément au consensus. Les coûts unitaires du travail ont augmenté, eux, de 4,3% alors que Wall Street tablait sur une hausse de 2,1% seulement.

A la clôture, l'euro gagne 0,31% à 1,1193 dollar.

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