Analyse AOF clôture France/Europe - Le CAC 40 en convalescence post-Brexit

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(AOF) - Les marchés actions européens ont signé aujourd'hui leur quatrième séance consécutive de hausse après leur chute liée au Brexit. La volonté affichée ces derniers jours par les principales banques centrales de lutter contre les effets négatifs du Brexit sur la croissance européenne et les marchés financiers a rassuré les investisseurs. Aujourd'hui, de bonnes statistiques ont conforté cet optimisme. Le CAC 40 a terminé la journée sur une progression de 0,86% à 4 273,96 points, portant à 4,04% son gain hebdomadaire. similaire. L'EuroStoxx 50 a gagné ce soir 0,57% à 2 881 points.

Les investisseurs d'Unicredit ne sont visiblement pas prêts à signer un chèque en blanc à Jean-Pierre Mustier, futur patron de la première banque italienne par la taille de l'actif. Alors que l'établissement transalpin a officialisé hier l'arrivée de l'ancien dirigeant de la banque d'investissement de Société Générale, le cours d'Unicredit a perdu 2,27% à 1,87 euro entrainant dans son sillage l'ensemble du secteur en Italie. Cette réaction, contraire à ce que plusieurs analystes avaient pensé à l'annonce de cette nomination, peut s'expliquer de plusieurs manières.

Peugeot (+6,70% à 11,54 euros) et Renault (+4,73% à 71,678 euros) ont dominé le CAC 40, soutenus par le relèvement des perspectives de croissance du marché français. Selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), ce dernier devrait progresser d'environ 5% cette année contre une précédente estimation de +2%. Le comité estime qu'environ 2 millions de voitures particulières, le principal segment du marché, seront immatriculées en 2016. Le CCFA a révisé ses chiffres à la hausse en raison du dynamisme du premier semestre en France.

EuropaCorp (-4,08% à 3,53 euros) a atteint un plus bas de l'année à 3,51 euros tandis que le groupe a confirmé avoir vécu un exercice 2015-2016 particulièrement difficile. Sur cette période close fin mars, la société de production cinématographique a vu ses comptes passer dans le rouge avec une perte nette part du groupe de 27,7 millions d'euros. Sur l'exercice précédent, EuropaCorp avait été bénéficiaire à hauteur de 16,2 millions.

Les chiffres macroéconomiques du jour

La conjoncture continue de se détériorer dans l'industrie manufacturière française, comme en témoigne l'indice PMI Markit de l'industrie manufacturière. Ce dernier s'établit à 48,3 en juin, un niveau proche de celui du mois dernier (48,4). En première estimation, il était ressorti à 47,8 en juin. L'indice s'inscrit en dessous de la barre des 50 sans changement pour le 4ème mois consécutif.

En Allemagne, l'indice PMI Markit du secteur manufacturier s'est établi en juin à un plus haut de 28 mois à 54,5 contre une estimation initiale de 54,4. Il était de 52,1 en mai.

L'indice PMI final pour l'industrie manufacturière de l'Eurozone se redresse de 51,5 en mai à 52,8 (estimation Flash : 52,6) en juin. Il atteint ainsi un plus haut de six mois. Tous les pays couverts par l'enquête enregistrent une expansion, à l'exception de la France, révèle Markit.

En zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s'est établi à 10,1% en mai 2016, en baisse par rapport au taux de 10,2% enregistré en avril et à celui de 11,0% de mai 2015. Le consensus Reuters était de 10,1%.

Aux Etats-Unis, l'indice ISM manufacturier s'est établi à 53,2 en juin contre un consensus de 51,4 et après 51,3 en mai.

Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont reculé de 0,8% en mai alors que les économistes tablaient sur un rebond de 0,6% après la baisse de 1,8% enregistrée en avril.

L'indice PMI Markit du secteur manufacturier américain est ressorti à 51,3 en juin, en hausse par rapport à son niveau de mai, 50,7, et au plus haut depuis trois mois. La première estimation était de 51,4.

A la clôture, l'euro cote 1,1141 dollar, en hausse de 0,37%.

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