Analyse AOF clôture France/Europe - Journée boursière contrastée

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(AOF) - Les marchés actions ont terminé à l'équilibre à l'image des indicateurs économiques du jour et des secteurs boursiers. En effet, l'automobile (Peugeot et Renault) a été freiné par Continental qui inquiète sur ses perspectives post-Brexit tandis que les bancaires Société Générale et ING ont bondi grâce à leurs résultats meilleurs que prévu. Côté stats, les stocks de brut américains ont augmenté plus que prévu semaine dernière tandis que ceux de l'essence ont baissé. A la clôture, le CAC 40 a cédé 0,16% à 4 321,08 pts tandis que l'EuroStoxx a gagné 0,20% à 2 912,72 pts.

En Europe, Continental (-0,11% à 182,85 euros) a enregistré un bénéfice net de 904,9 millions d'euros en hausse de 14,3% au second trimestre, contre un consensus Factset de 825 millions. L'Ebit a progressé pour sa part de 5,6% à 1,25 milliard contre un consensus Reuters de 1,24 milliard. Les revenus du fabricant de pneumatiques ont de leur côté été décevants, en croissance de 1,6% à 10,19 milliards alors que le marché tablait sur 10,42 milliards d'euros.

Malmenée depuis le début de la semaine en raison notamment de sa performance aux stress tests relativement aux autres établissements français, Société Générale s'est refait une santé à la Bourse de Paris. L’action de la banque a progressé de 3,16% à 29,415 euros, dominant ainsi l’indice CAC 40 à la faveur de résultats meilleurs que prévu au deuxième trimestre. Elle a notamment bénéficié d’une baisse du coût du risque (provisions passées pour faire face au risque de non-remboursement de crédits) plus importante que prévu.

Crédit Agricole SA a gagné 0,09% à 7,601 euros grâce à ses résultats. La banque a réalisé au deuxième trimestre un résultat net part du groupe de 1,16 milliards d'euros, en augmentation de 25,8%. Il a bénéficie d'une plus-value de 328 millions d'euros liée à la cession de la participation de la banque dans Visa Europe. Le bénéfice net est supérieur au consensus Inquiry Financial de 900 millions d'euros.

Les chiffres macroéconomiques du jour

Le secteur privé français est tout juste en expansion en juillet, a annoncé le bureau d’études. L’indice des directeurs d’achat Composite, qui prend en compte le secteur manufacturier et les services, est ressorti à 50,1 contre une première estimation de 50 et un niveau de 49,6 en juin. Cet indicateur pour les services est ressorti à 50,5 en juillet après 49,9 en juin. Il est à un plus haut de 2 mois. Publié lundi, l'indice définitif des directeurs d'achat manufacturier est ressorti à 48,6 en juillet après 48,3 en juin.

En juin sur un mois, le volume des ventes du commerce de détail reste stable dans la zone euro, et a diminué de 0,2% dans l'Union européenne, selon les estimations d'Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. En mai, le commerce de détail avait progressé de 0,4% dans les deux zones. En juin sur un an, l'indice des ventes de détail s'est accru de 1,6% dans la zone euro et de 2,4% dans l'Union européenne.

La croissance du secteur privé de la zone euro s’accélère légèrement en ce début de troisième trimestre, a indiqué le bureau d'études Markit. Se redressant par rapport à son estimation flash (52,9), l’indice des directeurs d’achat Composite, qui comprend les services et le secteur manufacturier, s’établit à 53,2 en juillet, son plus haut niveau depuis 6 mois, après 53,1 en juin. Il indique ainsi la 37ème hausse mensuelle consécutive de l’activité dans le secteur privé de la zone euro.

En Allemagne, l’indice des directeurs d’achat Composite, qui prend en compte le secteur manufacturier et les services, est ressorti à 55,3 en juillet contre un niveau de 54,4 en juin et une première estimation de 55,3, selon le bureau d'études Markit. Cet indicateur pour les services est ressorti à 54,4 en juillet après 53,7 en juin. Il est à un plus haut de 2 mois. Publié lundi, l'indice définitif des directeurs d'achat (PMI) manufacturier est ressorti à 53,8 en juillet après 54,5 en juin.

Aux Etats-Unis, la croissance a ralenti dans le secteur des services en juillet, selon l'Institute of Supply management. L'indice des directeurs d'achat pour ce secteur est ressorti à 55,5 contre 56,6 en juin et un consensus Briefing de 55,8.

La croissance américaine dans le secteur des services s'est finalement accélérée en juillet, selon le bureau d'études Markit. L'indice des directeurs pour ce secteur est ressorti à 51,4, contre une première estimation de 50,9. Cet indice s'élevait à 50,9 en juin.

Aux Etats-Unis, l'enquête ADP a révélé qu'en juillet, le nombre d'emploi créés dans le secteur privé a atteint 179 000 après 172 000 au mois de juin. Les économistes attendaient 170 000.

A la clôture, l'euro est en baisse de 0,19% à 1,1199 dollar.

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