Analyse AOF clôture France/Europe - Encore une belle journée pour le CAC 40

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(AOF) - Les marchés actions européens ont prolongé leur progression. Comme souvent depuis le début de l’année, les investisseurs ont accueilli les mauvaises nouvelles économiques comme autant de promesses d’intervention prochaines des banques centrales pour relancer la croissance. De ce point de vue, l’espoir a été ravivé aujourd'hui sur les marchés avec la nouvelle baisse de l'activité manufacturière en Chine et le ralentissement de la croissance manufacturière en Europe. Le CAC 40 a gagné 1,22% à 4 406,84 points. L'Euro Stoxx a grimpé de 1,68% à 2 995,20 points.

2015 fut une annus horribilis pour Glencore ou, tout du moins, la pire depuis son IPO en 2011. Le bénéfice net hors exceptionnels du géant des mines a chuté de 69% à 1,34 milliard de dollars dans le sillage du plongeon des cours des métaux et du pétrole. Ce chiffre dépasse cependant les attentes des analystes qui tablaient sur 1,17 milliard. Pas de quoi susciter l'enthousiasme : le titre coté à Londres a perdu 2,44% à 130 pence après avoir bondi de 14,5% lors des trois dernières séances. Depuis le début de l'année, il enregistre un rebond de 43% après une chute de 70% en 2015.

Vivendi (+1,28% à 19,375 euros) a encore accru la pression sur la famille Guillemot aux manettes de Gameloft et d’Ubisoft, en relevant son offre de 20% sur le premier et en se renforçant au capital du second. L’action Gameloft s’est adjugé 9,43% à 7,43 euros, dépassant légèrement les 7,20 euros désormais proposés par le groupe de médias. Ce dernier avait offert initialement 6 euros par action, un niveau jugé insuffisant par les investisseurs. En effet, le titre Gameloft ne s’est guère éloigné des 6,80 euros depuis la présentation du projet d’OPA, il y a un 10 jours.

Vision de long terme et court termisme boursier ne font pas bon ménage. Le repli de plus de 8% à 48,75 euros d'Ipsen le prouve une fois de plus. Le groupe pharmaceutique français a acquis pour plusieurs centaines de millions de dollars la licence du cabozantinib, un anticancéreux prometteur du laboratoire américain Exelixis. Grâce à ce produit, Ipsen a relevé ses objectifs de ventes à l'horizon 2020 à plus de deux milliards d'euros et confirmé prévoir une marge opérationnelle courante supérieure à 26%, contre 22,3% l'an dernier.

Les chiffres macroéconomiques du jour

L'indice PMI Markit Manufacturier pour la France est finalement ressorti à 50,2 en février contre une première estimation de 50,3 et 50 en janvier. Il signale une très légère amélioration de la conjoncture.

L'indice PMI Manufacturier de la zone euro est finalement ressorti à 51,2 en février contre une première estimation de 51 et après 52,3 en janvier.

L'indice PMI Manufacturier allemand est finalement ressorti à 50,5 en février contre une première estimation de 50,2 et 52,3 en janvier. Il s'établit au plus bas depuis 15 mois.

Dans la zone euro, le taux de chômage s'est établi à 10,3% en janvier 2016, en baisse par rapport au taux de 10,4% enregistré en décembre 2015 et à celui de 11,3% de janvier 2015. Il s'agit du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis août 2011. Les économistes tablaient pour janvier sur une stabilité à 10,4%.

En janvier, les dépenses de construction aux Etats-Unis ont augmenté de 1,5% après avoir progressé de 0,6% en décembre (révisé de +0,1%). Le consensus était de +0,4%.

L'indice manufacturier américain publié par l'Institute of Supply Management (ISM) est ressorti à 49,5 points en février. Il était de 48,2 points en janvier et les analystes interrogés par Reuters anticipaient 48,5.

L'indice des directeurs d'achat (PMI) Markit pour le secteur manufacturier américain est tombé à 51,3 points en février après 52,4 en janvier.

Vers 17h40, l'euro cote 1,0850 dollar, en baisse de 0,35%

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