Analyse AOF clôture France/Europe - CAC 40 : le Brexit bien oublié

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(AOF) - Les marchés européens ont fini en hausse à la faveur de résultats d’entreprise meilleurs que prévu. Ils ont aussi profité de la perspective d’un plan de relance de 242 milliards d’euros au Japon. Paris s’est distingué parmi les grandes places boursières à la faveur des bonnes performances de Peugeot, LMVH, Valeo, Atos… Le CAC 40 est même repassé temporairement en cours de séance au-dessus de son niveau d’avant le vote sur Brexit. La sanction du jour a touché Ingenico. L’indice CAC 40 a clôturé en hausse de 1,19% à 4 446,96 points et l’EuroStoxx 50 a gagné 0,69% à 2 999,48 points.

Nouvelle mauvaise séance pour les banques allemandes, la plus importante d’entre elles, Deutsche Bank (-3,7% à 12,375 euros) ayant dévoilé des résultats mitigés au deuxième trimestre. Elle a ainsi enregistré une chute de 98% de son bénéfice net à 20 millions d’euros. Ce résultat est cependant meilleur qu’attendu puisque les analystes interrogés par Bloomberg anticipaient en moyenne une perte nette de 22 millions d’euros. L’éventail des prévisions étant particulièrement large - d’une perte de 1,8 milliard à un bénéfice de 524 millions d’euros – ce consensus perd toutefois de sa pertinence.

A la Bourse de Paris, les valeurs automobiles continuent leur progression entamée hier, avec les résultats semestriels de PSA et Valeo qui ont grimpé respectivement de 9,25% à–,64 euros et 5,63% à 46,275 euros. Le constructeur automobile a pour sa part doublé son bénéfice net au premier semestre, 1,212 milliard d'euros et enregistré un résultat opérationnel courant en progression de 32% à 1,830 milliard. La division automobile a réalisé une marge opérationnelle courante de 6,8%, soutenue par la hausse des volumes et la réduction des coûts, alors que le groupe vise 4% en moyenne sur 2016-2018.

En revanche, Ingenico (-9,18% à 99,77 euros) a bu le bouillon à la Bourse de Paris, le spécialiste des transactions sécurisées n'ayant pas relevé ses objectifs 2016 à la surprise de nombreux analystes. La prudence du groupe trouve son origine dans la situation difficile du Brésil et l'incertitude sur la résorption des stocks chez les distributeurs aux Etats-Unis. La société vise ainsi toujours une croissance organique des ventes supérieure ou égale à 10% et une marge d'Ebitda de l'ordre de 21%. Les résultats du premier semestre sont de plus ressortis légèrement sous les attentes.

Les chiffres macroéconomiques du jour

La confiance des ménages fléchit de nouveau légèrement en juillet pour le deuxième mois consécutif, a annoncé l’Insee. L’indicateur qui la synthétise a perdu 1 point à 96 en juillet, et se maintient donc au-dessous de sa moyenne de longue période (100). Il est conforme au consensus Reuters. L’institut de statistique précise que les réponses à cette enquête ont été collectées du 28 juin au 16 juillet 2016. Seuls 2 % des enquêtés ont répondu après l'attentat du 14 juillet à Nice.

Aux Etats-Unis, les promesses de ventes immobilières en juin ont progressé de 0,2% après avoir reculé de 3,7% en mai. Les économistes tablaient sur une hausse de 1,1%.

En juin, les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont baissé de 0,5% après -0,4% (révisé de -0,3%) en mai. Le marché tablait sur une hausse de 0,2%.

A 20h00, la décision de politique monétaire de la Fed sera dévoilée.

A 17h35, l'euro est en hausse de 0,05% à 1,0992 dollar.

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