Amsterdam limite à 60 jours par an les locations sur Airbnb

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Pour éviter d’assécher le marché locatif et une hausse des loyers, la mairie d’Amsterdam vient de signer un accord avec Airbnb qui rend impossible toute location d’un appartement plus de 60 jours par an.

Airbnb a dû s’incliner. Amsterdam vient de trouver un accord avec le géant américain, limitant la durée de location autorisée dans la ville pour les biens référencés sur le site: toute location d’un appartement plus de 60 jours par an sera impossible. Une première.

La mesure sera effective à partir du 1er janvier prochain, pour l’instant jusqu’à fin 2018. La mairie d’Amsterdam s’est réjouie d’avoir enfin trouvé un accord «unique» avec le groupe américain. Celui-ci prévoit l’apparition d’un compteur sur la page personnelle du bailleur. Une fois le nombre de 60 jours atteint, il sera impossible d’accepter de nouvelles réservations. Cette règle avait été décidée par la ville dès 2014. Encore fallait-il que les élus trouvent un accord avec Airbnb pour qu’elle s’applique.

Très touristique, Amsterdam accueille chaque année 17 millions de voyageurs, pour 830.000 habitants. En mettant des bâtons dans les roues à Airbnb, la ville espère ainsi réduire les nuisances liées à cet afflux (bruit, dégradations...) ainsi que les hausses de loyers.

Déclaration des revenus des loueurs au fisc en France

Valorisé 30 milliards de dollars, Airbnb attise les critiques de la part des hôteliers depuis plusieurs années. Le site se heurte désormais à une levée de boucliers de gouvernements et d’élus des plus grandes villes touristiques, décidés à davantage encadrer l’expansion du phénomène.

En octobre, l’État de New York a d’abord entériné un texte augmentant les amendes pour les personnes louant leur logement entier moins de 30 jours. À moins de résider en même temps que ses hôtes dans l’appartement, interdiction donc de louer moins d’un mois sa résidence principale à Manhattan. Objectif: en finir avec les locations de courte durée, qui contribuent à assécher le marché pour les locaux. Suivant l’exemple de New York, la ville de Santa Monica près de San Francisco, où se situe le siège d’Airbnb, a elle aussi interdit les locations de meublés de courte durée.

L’Europe n’est pas en reste. À Berlin, louer son appartement nécessite désormais une autorisation officielle (sous peine d’une amende allant jusqu’à 100.000 euros), sans quoi il n’est possible de proposer qu’une pièce de son logement aux hôtes d’Airbnb. Enfin, en France, deuxième marché du site après les États-Unis, les députés ont adopté ce mercredi en commission un amendement au projet de loi de finances rectificative 2016 obligeant les plateformes de location à une déclaration au fisc des revenus des loueurs.

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