Amputé, le surfeur invente une prothèse

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Amputé, le surfeur invente une prothèse
Amputé, le surfeur invente une prothèse

Un amortisseur comme on en trouve sur les VTT, assorti de deux tendons polymères pour faciliter la flexion. C'est cette prothèse de genou conçue pour la pratique sportive, qu'Eric Dargent, amputé à mi-cuisse, présentera aujourd'hui à l'Institut Pasteur à Paris, à l'occasion des quatrièmes rencontres du progrès médical. Un rendez-vous organisé par le Syndicat national de l'industrie des technologies médicales.

 

« Pour moi, le sport est la meilleure thérapie face au handicap. C'est un moyen de récupérer plus rapidement mais aussi de limiter la douleur et de recréer du lien social. Avec ce prototype, j'espère pouvoir le rendre accessible à un maximum de personnes », explique cet ancien infirmier libéral de 39 ans, féru de surf... Une passion qui a pourtant failli lui coûter la vie.

 

« C'était le 19 février 2011, au large de la plage des Roches-Noires, près du port de Saint-Gilles, sur la côte ouest de l'île de la Réunion, se souvient-il. Assis sur ma planche à environ un mètre cinquante de fond, je m'apprêtais à sortir de l'eau quand j'ai été attaqué par un requin. Tout s'est déroulé tellement vite que je n'ai pas réalisé tout de suite que j'avais perdu ma jambe gauche. » Amputé au-dessus du genou, Eric passe plusieurs mois en centre de rééducation à Olbia dans le Var. « Les médecins me disaient que je ne pourrais plus jamais remonter sur une planche. Mais je n'ai jamais lâché. Pour ma femme et mes trois enfants. »

 

La partie n'est pourtant pas gagnée. Les prothèses de sport existent, mais elles coûtent alors les yeux de la tête. Avec le snowboardeur Patrick Barattero, lui aussi privé de sa jambe gauche, le Martégal se met à bricoler des prothèses de marche. Un échec. « La marche est un mouvement d'oscillation, alors que le surf impose une flexion puis une extension. Je ne trouvais ni le plaisir ni la fluidité... et je tombais ! »

 

En 2013, les deux complices se ...

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