Amours pénitentiaires devant le tribunal correctionnel

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Un surveillant pénitentiaire, le 17 octobre 2016 (image d'illustration).
Un surveillant pénitentiaire, le 17 octobre 2016 (image d'illustration).

Un surveillant et une détenue avec laquelle il avait une liaison ont comparu mardi à Roanne pour l’introduction d’un téléphone en prison.

D’elle, on n’a aperçu à l’écran qu’une silhouette menue un peu lointaine, aux cheveux noirs, assise face à une caméra dans un bureau de la maison d’arrêt où elle purge sa peine de vingt-trois ans de réclusion criminelle pour assassinat. Lui s’est campé à la barre du tribunal correctionnel de Roanne (Loire), mardi 7 février, les bras croisés sur la poitrine, avec une assurance affichée que démentait son regard fébrile. Au président qui lui demande sa profession, il répond « gérant de société dans le bâtiment ».

- A combien s’élèvent vos revenus ?

- A zéro.

- De quoi vivez-vous ?

- De mes économies.

Près de 17 000 appels et SMS échangés Avant, Bertrand Arnoud était surveillant pénitentiaire, chef du bâtiment des femmes à la prison de Roanne. C’est là qu’en 2013, il a rencontré Liliane Paolone. Il avait 43 ans, elle est sa cadette de neuf ans.

- Je suis entré dans cette administration, j’avais 22 ans. J’ai travaillé partout, en centres de détention, en centrales. Mon dossier, il est rectiligne. Je n’ai jamais eu de soucis. Mais on ne choisit pas ses sentiments, je suis tombé amoureux d’une femme extraordinaire. Vous pouvez en penser ce que vous voulez mais c’est comme ça…

L’un et l’autre ont été renvoyés devant le tribunal après la découverte en 2015 d’un téléphone portable utilisé par Liliane Paolone, dont le contenu a révélé à l’administration pénitentiaire la liaison qu’elle entretenait avec celui qui était chargé de sa surveillance. Près de 17 000 appels et SMS en hui...

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