Amnesty veut une enquête sur des fosses communes au Nigeria

le
0
    KADUNA, Nigeria, 13 avril (Reuters) - Amnesty international 
a réclamé mardi une enquête après les déclarations d'un 
responsable de l'Etat nigérian du Kaduna selon lesquelles 
l'armée nigériane aurait enterré en secret 347 personnes à 
l'issue de combats avec des membres d'une secte chiite. 
    Les éventuels coupables doivent être traduits en justice, a 
ajouté l'organisation de défense des droits de l'homme. 
    Lundi, un responsable de l'Etat de Kaduna a déclaré à 
l'occasion de l'enquête sur ces combats, qui se sont déroulés en 
décembre 2015 dans l'Etat du Kaduna, que les cadavres avaient 
été jetés dans des fosses communes. 
    L'armée affirme que la secte chiite Mouvement islamique au 
Nigeria a tenté d'assassiner son chef d'état-major, le général 
Tukur Buratai, lors d'une embuscade dans la ville de Zaria en 
décembre dernier. Le jour suivant, l'armée avait annoncé avoir 
procédé à des perquisitions dans plusieurs bâtiments liés à la 
secte. 
    Un porte-parole de l'armée nigériane n'a pas voulu faire de 
commentaires. En janvier, le général Buratai avait déclaré aux 
enquêteurs que ses hommes avaient agi de façon appropriée lors 
des perquisitions. 
    Balarabe Lawal, secrétaire du gouvernement de l'Etat de 
Kaduna, a déclaré aux enquêteurs que les corps des personnes 
enterrées secrètement dans les fosses communes étaient ceux de 
membres de la secte. 
    Amnesty International Nigeria demande que les sites des 
fosses communes soient protégés de façon à ce qu'une enquête 
judiciaire "totalement indépendante" puisse commencer. 
    La secte chiite affirme que 1.000 de ses membres ont été 
tués. 
 
 (Garba Muhammad avec Alexis Akwagyiram; Danielle Rouquié pour 
le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant