Amnesty International expulsée de son antenne à Moscou

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 (Actualisé avec citations, contexte §8-10) 
    MOSCOU, 2 novembre (Reuters) - L'organisation humanitaire 
Amnesty International, qui accuse la Russie de violer les droits 
de l'homme en menant une campagne de bombardements aériens 
meurtriers en Syrie, a été expulsée des locaux qu'elle occupe à 
Moscou. 
    La municipalité moscovite, qui louait à l'ONG ces locaux 
situés dans le centre de la capitale russe, a justifié sa 
décision par un retard dans le paiement des loyers. 
    Amnesty International a indiqué disposer des documents 
prouvant qu'elle est à jour de ses versements. 
    Les membres de l'organisation non gouvernementale ont 
découvert mercredi en arrivant sur leur lieu de travail que les 
serrures avaient été changées, que des scellés avaient été posés 
sur les portes et que l'électricité avait été coupée. 
    Cela fait plusieurs années que certaines ONG, qui ne 
ménagent pas leurs critiques à l'égard du Kremlin, font l'objet 
de pressions de la part des autorités russes. Certaines ont dû 
fermer ou réduire leurs activités en Russie. 
    Dans un communiqué envoyé à Reuters, les services de 
l'urbanisme de Moscou affirment avoir adressé des avertissements 
écrits à Amnesty International en raison d'arriérés de loyer. 
    "Cette affirmation étrange n'est tout simplement pas vraie. 
Amnesty International n'a pas reçu d'avertissement préalable à 
ce sujet et nous avons les documents prouvant que la location 
pour les locaux est à jour y compris pour le mois d'octobre", a 
déclaré John Dalhuisen, directeur de l'ONG pour l'Europe. 
    "En tant qu'organisation qui, avec d'autres, a critiqué les 
autorités russes il est possible que cela fasse partie du 
contexte de pression sur la société civile", a-t-il poursuivi. 
    "Il est également possible qu'il s'agisse d'une erreur 
administrative réelle ou qu'il y ait d'autres enjeux municipaux. 
A ce stade, nous ne voulons faire aucune spéculation jusqu'à ce 
que nous ayons la possibilité de trouver une solution avec les 
autorités municipales", a déclaré John Dalhuisen. 
    Des membres de la présidence russe ont accusé par le passé 
les employés d'ONG et d'organismes travaillant pour des 
gouvernements occidentaux de fomenter de l'agitation en Russie 
afin de provoquer une instabilité semblable à celle qui a 
contraint au départ certains dirigeants pro-russes dans 
d'anciennes républiques soviétiques. 
 
 (Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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  • M2496916 il y a 7 mois

    ENFIN !!! UNE BONNE NOUVELLE.