Amnesty dénonce "la gâchette facile" des policiers brésiliens

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Selon Amnesty International, la police brésilienne serait à l'origine de 16 % des meurtres enregistrés ces cinq dernières années.
Selon Amnesty International, la police brésilienne serait à l'origine de 16 % des meurtres enregistrés ces cinq dernières années.

Le début du rapport donne le ton : "Les exécutions extrajudiciaires des mains des fonctionnaires de police sont fréquentes au Brésil. Sous couvert d'une prétendue lutte contre le trafic de stupéfiants, les forces militaires de police ont utilisé inutilement et excessivement la force létale, provoquant la mort de milliers de personnes au cours de la dernière décennie." Alors que les Jeux olympiques débuteront dans un an à Rio, ce dossier rappelle que la criminalité gangrène la ville jusque dans ses services d'ordre.

"Résistance ayant entraîné la mort"

La métropole de Rio compterait à elle seule près de 20 meurtres quotidiens. En 2012, pas moins de 56 000 assassinats ont été enregistrés ; en presque 30 ans, le pourcentage d'homicides a explosé de 143 %. Or, selon les chiffres d'Amnesty International, près de 16 % des meurtres enregistrés ces cinq dernières années à Rio de Janeiro auraient été commis par des agents de police en service, soit 1 519 au total. Entre 2005 et 2014, l'État de Rio recense un peu moins de 8 500 cas de meurtres par des policiers.

Des "exécutions" sans conséquences pour ces fonctionnaires, des cas "à peine examinés" par les services internes. Si des rapports sont bien rédigés à la suite de ces interventions mortelles, nombre d'entre eux sont classés dans la catégorie "résistance ayant entraîné la mort". Une astuce qui permet de contrecarrer les éventuelles enquêtes...

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