amLeague : les institutionnels se passionnent pour l'ISR

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(NEWSManagers.com) - L'investissement socialement responsable (ISR) ne laisse pas les investisseurs institutionnels indifférents. Lors de la dernière émission de Newsmanagers TV, Jean-Pierre Mottura, directeur général de CAPSSA (Caisse de prévoyance des agents de la sécurité sociale et assimilés) et Olivier Bonnet, responsable ISR à l'ERAFP (Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique), ont confronté leurs points de vue sur l'ISR et évoqué le mandat amLeague ISR, lancé en début d'année.

En guise d'introduction, Vincent Zeller, directeur général de la plateforme amLeague, est revenu sur les caractéristiques du mandat ISR d'amLeague, qui est un clone parfait du mandat amLeague Europe classique. La seule différence se situe volontairement au niveau de l'extra-financier, l'objectif étant, à terme, lorsque des objectifs de performances seront atteints, de " tirer des conclusions sur ce que l'ISR est susceptible d'apporter ou de retrancher en matière de performance et de profil performance/risque " , détaille Vincent Zeller.

Concernant la mise en place du mandat ISR d'amLeague, Olivier Bonnet, dont la passion pour l'ISR s'inscrit dans l'ADN de l'ERAFP, estime que la démarche alimentera le débat autour de la performance extra-financière. Il s'interroge néanmoins sur l'évaluation de la performance extra-financière des sociétés de gestion participantes par SustainAnalytics, qui peut induire un biais en favorisant éventuellement des structures ayant eu déjà recours à ce type d'évaluation par le passé. " On aurait également pu envisager des recours à des indicateurs bruts normalisés " , estime Olivier Bonnet, qui cite l'évaluation des émissions de gaz à effet de serre consolidés au niveau de chaque portefeuille ou l'estimation de la croissance organique de l'emploi généré par les entreprises en portefeuille. Il admet qu'il n'existe " pas de solution parfaite " et que chaque investisseur en ISR se pose des questions sur l'approche la plus pertinente dans ce domaine.

Vincent Zeller rappelle à ce titre que les sociétés de gestion participant au mandat ISR peuvent communiquer sur les indicateurs de leurs choix via la plateforme amLeague.

L'ISR reste donc une question de point de vue, et c'est une des raisons pour lesquelles Jean-Pierre Mottura " demeure sceptique quant à la possibilité de trouver une définition globale " , chaque investisseur ayant sa propre approche. Il admet d'ailleurs être passionné par le sujet dans son ensemble et pense " faire de l'ISR sans le définir comme tel " . Pour Jean-Pierre Mottura, la performance de ses investissements est une priorité. " Je n'ai pas de conviction profonde sur la surperformance liée à l'ISR " , souligne-t-il, tout en précisant que la bonne gouvernance demeure essentielle pour une bonne performance.

A ce sujet, Olivier Bonnet souligne que l'un des principaux défis de l'ISR, si l'on souhaite que ce type de gestion s'étende, notamment auprès des investisseurs particuliers, est d'apporter une preuve de l'impact positif de l'ISR comme moteur de performance d'un investissement " . Preuve difficile à obtenir tant les moteurs de performance de l'ISR sont divers selon l'approche choisie par le gérant.

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