Amis italiens, c'est votre tour, faites-nous peur !

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Pour beaucoup d'électeurs, l'objet du référendum est de rejeter le gouvernement de Matteo Renzi à cause de ses piètres résultats économiques. (© T. Fabi / AFP)
Pour beaucoup d'électeurs, l'objet du référendum est de rejeter le gouvernement de Matteo Renzi à cause de ses piètres résultats économiques. (© T. Fabi / AFP)

Toutes les conditions semblent réunies pour que les Italiens rejettent la réforme constitutionnelle au référendum du 4 décembre. D’abord, la question posée est complexe car elle redessine totalement les institutions. De plus, la situation économique est médiocre. Enfin, Renzi, usé par deux ans et demi au pouvoir, est critiqué dans son camp.

En somme, un pays qui a porté Berlusconi au pouvoir trois fois, pour neuf ans au total, peut certainement voter pour n’importe quoi ou n’importe qui. Un rejet de la réforme n’implique pas que l’Italie s’apprête à quitter l’Europe. Ses conséquences ne sont donc pas systémiques.

Du danger de transformer un référendum en plébiscite

Bien qu’il soit de bon ton de dauber sur les sondages, ce sont tout de même des estimateurs utiles avant une élection. Dans le cas italien, ils prédisent avec une courte majorité qu’un nouveau choc politique se prépare le 4 décembre quand le référendum constitutionnel proposé par Matteo Renzi aura été rejeté. Soit dit en passant, ce même jour, on pourrait avoir non pas un choc politique en Europe, mais deux, avec l’élection du candidat d’extrême-droite comme président de l’Autriche…

Mais revenons à l’Italie. Nous examinons dans cette note les scénarios institutionnels possibles après le référendum, et leurs conséquences sur la perception du risque en Italie, pays fortement endetté, et par extension en zone

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  • mi-ange il y a 10 mois

    ''Nous'', c'est qui ?

  • faites_c il y a 10 mois

    "Amis italiens, c'est votre tour, faites-nous peur !" Et si les journalistes (ou pseudo journalistes) arrêtaient de jouer à nous faire peur avec des scénarios tous plus abracadabrants les uns que les autres? Nous sommes encore en train d'attendre l'effondrement total de l'économie du Royaume Uni qui nous avait été prédit par les mêmes personnes. Idem pour l'avènement de Trump dont les journaleux de tout bord prédisent une catastrophe pour l'économie mondiale pire que la crise de 1929!