Amir Jahanchahi, le richissime opposant devenu serviteur de l'Iran

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Parti de rien, Amir Jahanchahi est devenu un redoutable homme d'affaires multimillionnaire.
Parti de rien, Amir Jahanchahi est devenu un redoutable homme d'affaires multimillionnaire.

Sur le papier, Ami Jahanchahi n'est personne. Et n'a aucun passeport. Ayant fui la Révolution iranienne en 1979, le fils du dernier ministre des Finances du shah n'a d'autre choix que de réclamer l'asile politique en France. "Je ne possédais à l'époque que six billets de 500 francs, se souvient-il. Tout ce que j'ai aujourd'hui, je l'ai obtenu par la force de mes poignets." Après avoir suivi de brillantes études d'économie à la faculté de Panthéon-Assas, il fait fortune dans l'immobilier puis dans les nouvelles technologies. Devenu un redoutable homme d'affaires, il joue un grand rôle - en coulisse - dans l'éviction de Jean-Marie Messier de Vivendi Universal en 2002. "J'ai eu beaucoup de chance dans ma vie", se plaît-il à rappeler. Très introduit sur la place parisienne, le réfugié politique aurait également contribué à l'arrivée de Vincent Bolloré au capital du groupe publicitaire Havas en 2006.

Heureux en affaires, Amir Jahanchahi reste pourtant relativement inconnu en Iran. Et il va tout faire pour y remédier. En 2010, un an après les émeutes qui ont suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne, l'homme s'engage sur le terrain politique. Surfant sur le "mouvement vert", la vague de contestation démocratique en Iran, il annonce à Paris la création de la "vague verte". Crâne rasé, verbe acéré et chemise blanche entrouverte "à la BHL", l'homme annonce dans un palace parisien son souhait de...

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