Amine Aoudia : "Parfois il faut revenir en arrière pour mieux sauter"

le , mis à jour à 18:30
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Amine Aoudia : "Parfois il faut revenir en arrière pour mieux sauter"
Amine Aoudia : "Parfois il faut revenir en arrière pour mieux sauter"

C'est autour de la superbe piscine privée de l'hôtel Saint Georges à Alger que le grand Amine Aoudia, attaquant international de l'USMA, reçoit en habitué. Histoire de parler football allemand, mentalités algériennes et fromages français.

Salut Amine. Pas mal cet hôtel Je suis un habitué, c'est pas très loin de chez moi. J'aime bien venir le dimanche, tranquille. Je connais les gens, je suis ami avec le personnel, ici j'ai pas de problèmes. Tu vois ce que je veux dire ? Je me sens à l'aise.
T'as des problèmes quand tu vas ailleurs? Non, j'ai pas de problèmes. Mais bon, tu sais, je suis un joueur connu ici en Algérie. J'aimerais aller partout, me balader à pied dans Alger, mais c'est impossible. Même au Sheraton, je me sens mal parce qu'il y a trop de monde et que les clients me regardent. Alors qu'ici jamais. On est dimanche en plus, il n'y a pas trop de monde. Le dimanche c'est le début de la semaine en Algérie mais si tu viens le vendredi ou le samedi, ce n'est pas la même chose. Tu galères, la piscine est pleine.
Tu es un puriste de la piscine ? Ouais. Je suis plus piscine que plage. En plus j'ai une jolie copine comme tu vois donc je préfère rester ici, à l'abri des regards (rires). La plage il y a trop de monde en Algérie c'est pas évident. Il y a des belles plages quand même mais en dehors d'Alger. Alger de loin, ça peut faire peur si tu écoutes les préjugés. Mais si tu connais les bons endroits, tu ne peux qu'aimer.
Pourquoi as-tu décidé de revenir en Algérie cette année ? J'ai passé deux ans en Allemagne, alors que j'étais seul. Je suis fils unique et mes proches me manquaient. Pourtant, la première année c'était pas mal. Surtout les six premiers mois où j'ai bien carburé avec Dresde : 500 minutes et sept buts. J'étais bien, au top, mais à ce moment je me suis fait ma blessure aux ligaments croisés qui m'a éloigné des terrains pendant huit mois. J'ai commencé à galérer et à ramer, à nager à contre-courant. Derrière, le club a été rétrogradé et j'ai signé au FSV Francfort.
Pourquoi cette rétrogradation ? C'est un concours de facteurs. Je lis la presse et ils disaient qu'il y avait sept raisons principales. La première, c'est que sur la phase retour, Tobias Kembe et moi on était blessés. Les autres raisons, c'est que les coaches ont fait des bêtises, et que certains joueurs n'ont pas assumé la pression. Parce que attention, Dresde, c'est 40 000…




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