Amical / France - Côte d'Ivoire : Délocalisation à moitié réussie à Bollaert

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Amical / France - Côte d'Ivoire : Délocalisation à moitié réussie à Bollaert
Amical / France - Côte d'Ivoire : Délocalisation à moitié réussie à Bollaert

Six ans après avoir accueilli son dernier match de l’équipe de France, le stade Bollaert s’était paré de son plus bel habit pour recevoir les Bleus ce mardi soir. Fidèle à lui-même, le public lensois a communiqué une belle ferveur à la bande à Didier Deschamps. Mais cette délocalisation en province a été gâchée par le spectacle très moyen proposé sur le terrain.

C’est ici qu’en 1998, la lumière vint de Laurent Blanc. Si elle avait officiellement débuté en avril 1972 à l’occasion d’un match contre la Pologne, l’histoire qui lie l’équipe de France au stade Bollaert a vraiment démarré lors de ce huitième de finale de Coupe du Monde irrespirable contre le Paraguay. Depuis, Didier Deschamps n’était d’ailleurs jamais revenu avec les Bleus. Pourtant, Lens et l’équipe de France, c’est déjà une riche histoire. Ce mardi soir, c’est la neuvième fois que les internationaux français évoluaient dans l’antre des Sang et Or. Depuis leur sacre au Mondial 98, les Bleus y sont d’ailleurs revenus quatre fois, dont la dernière en 2010, pour affronter le Costa Rica en match de préparation d’une Coupe du Monde bien moins glorieuse.

Bollaert a fait honneur à sa réputation

C’est dire si ce retour de l’équipe de France était attendu ce mardi soir. « Ce sont toujours des ambiances différentes en province, expliquait Didier Deschamps en conférence de presse lundi. C'est très important pour l'équipe de France d'aller dans toutes les régions pour que le grand public ait une proximité avec les joueurs. Le public lensois a une ferveur, une passion, une chaleur. C'est une région de football, ça l'a toujours été, et je suis sûr qu'ils seront très heureux de venir voir l'équipe de France. » Très heureux, les Lensois l’étaient. Quant à cette ferveur et cette passion qui font sa légende depuis des décennies, même en Ligue 2, ils leur ont encore fait honneur pour fêter les Bleus. Plein à craquer, le stade Bollaert s’est enflammé à l’entrée des deux équipes pour l’échauffement, animant à souhait les drapeaux tricolores distribués à l’entrée, et se prêtant volontiers au clapping qui accompagne désormais tous les matchs de l’équipe de France. Même les trains, qui passent derrière l’une des tribunes du stade, se sont prêtés au jeu en klaxonnant à chaque passage !

Varane, l’enfant du pays adulé

Surtout que deux enfants du pays effectuaient leur retour dans leur club formateur ce mardi soir. Serge Aurier côté ivoirien, mais surtout Raphaël Varane dans les rangs français. En l’absence d’Hugo Lloris, le défenseur du Real Madrid était même capitaine sur cette pelouse qui l’a vu débuter sa carrière en 2010. « L'ambiance de Lens est unique. Je n'ai pas retrouvé ça en Europe, à part Liverpool peut-être, mais c'est différent », avait-il même osé en conférence de presse d’avant-match. Le natif de Lille, ovationné lors de l’annonce de son nom, exagère sans doute un petit peu, mais les 39 000 Lensois présents à Bollaert ce mardi soir ont donné de la voix pour entonner une magnifique Marseillaise.

Des sifflets viennent gâcher la fête

Le point de départ d’une belle soirée lensoise, au cours de laquelle les joueurs français n’ont cessé d’être poussés par la « chaleur » nordiste, les « Irréductibles Français » se chargeant de relancer l’ensemble à chaque coup de mou. Surtout que la FFF a eu l’excellente idée de passer « Les Corons » à la mi-temps. Mais quelques fausses notes ont aussi émaillé la soirée. La minute de silence en hommage à Laurent Pokou, décédé dimanche, a d’abord été réduite à une vingtaine de secondes à peine. Et par moments, des sifflets sont descendus des gradins. Comme lorsque que Lillois Sébastien Corchia est entré en jeu en seconde période. Mais aussi et surtout au coup de sifflet final, comme pour manifester son mécontentement du spectacle très moyen proposé par les joueurs de l’équipe e France. Quand les Bleus ne viennent qu’une fois tous les six ans, on a le droit d’être exigeant…
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