Amiante : un cancer des ovaires reconnu maladie professionnelle ?

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Amiante : un cancer des ovaires reconnu maladie professionnelle ?
Amiante : un cancer des ovaires reconnu maladie professionnelle ?

Un cancer des ovaires lié à l'amiante est en voie d'être reconnu comme maladie professionnelle dans les Ardennes par le système complémentaire, une première en France, a annoncé l'Addeva 08 et l'Andeva, associations de défense de victimes de l'amiante.

Le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) Nord-Pas-de-Calais - Picardie a considéré que «l'exposition à l'amiante est certaine» dans le cas d'une femme, Liliane, décédée au début de l'année 2013. Elle avait travaillé pendant plus de 20 ans à couper des cordons d'amiante chez Deville, à Charleville-Mézières, qui fabrique des chaudières.

«Le délai d'apparition (plus de 20 ans) de la pathologie présentée est tout à fait compatible avec les données scientifiques. Pour toutes ces raisons, il convient de retenir un lien direct et essentiel entre l'affection présentée et l'exposition professionnelle», estime le comité.

Recours de la famille

Le comité avait été sollicité par le tribunal des affaires de la sécurité sociale (Tass) des Ardennes, saisi en appel par la famille de la victime après un refus du CRRMP du Nord-Est en juillet 2010.

Le recours de la famille, soutenue par les associations de défense de victimes de l'amiante, s'est appuyé sur un avis rendu par le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui considère désormais que des preuves existent pour montrer que l'amiante cause des cancers du larynx et des ovaires. L'Andeva appelle à ce que ces deux cancers soient inscrits «sans délai» dans le tableau des maladies professionnelles liées à l'amiante.

Des droits sociaux plus importants pour les victimes

Ce classement représenterait un progrès considérable pour les victimes. «Etre reconnu comme maladie professionnelle ouvre des droits sociaux importants. Un cancer pris à 100% dans le régime général de la sécurité sociale coûte quand même très cher à la victime, pour les petits soins ...

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