Amère victoire pour le gouvernement grec

le
1
Rassemblement pour la victoire du non hier soir à Athènes. (© L. Gouliamaki)
Rassemblement pour la victoire du non hier soir à Athènes. (© L. Gouliamaki)

Bruno Cavalier, chef économiste d'Oddo Securities, analyse les conséquences économiques et financières de la victoire du Non au référendum grec.  

Hier 5 juillet, les Grecs étaient appelés à dire par référendum s’ils acceptaient ou rejetaient le programme « financement-vs-réformes » que les créanciers officiels avaient proposé le… juin. Le référendum se solde par une nette avance du non avec 61% des voix. C’est une victoire domestique pour M. Tsipras mais rien ne prouve que cela renforce sa position en Europe. Nous examinons dans cette note ce que pourrait être la stratégie de négociation du gouvernement grec, ce que sera l’action de la BCE d’ici la date fatidique du 20 juillet, ce qu’implique le Grexit au plan légal et économique….

Une large victoire du non… mais un non à quoi ?

On aimerait pouvoir dire que ce vote clarifie une fois pour toutes la question grecque, mais ce n’est pas le cas, d’autant que tout était bizarre dans ce référendum. Primo, la proposition des créanciers officiels n’était valide que jusqu’au 30 juin dernier, ce qui rendait ce vote inutile. Secundo, il subsiste un doute sur la légalité d’un référendum portant sur des questions de nature budgétaire. Tertio, la campagne a eu lieu alors que le pays était en pleine « vénézuela-isation» : fermeture des banques, population stockant des produits de

Lire la suite sur le revenu.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7361806 le lundi 6 juil 2015 à 16:09

    Adios amigos --- bienvenue à votre nouvelle monnaie ,-- continuez à voter pour ce que vous aimez entendre ; il ne faudra pas chialer qund les colonels seront là