Amère défaite pour Ségolène Royal à La Rochelle

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Amère défaite pour Ségolène Royal à La Rochelle
Amère défaite pour Ségolène Royal à La Rochelle

par Claude Canellas

LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) - Ségolène Royal a essuyé dimanche une amère défaite lors du second tour des élections législatives dans la première circonscription de Charente-Maritime, où les électeurs lui ont préféré le dissident socialiste Olivier Falorni.

Deux sondages effectués entre les deux tours avaient donné Olivier Falorni largement vainqueur face à la présidente de la région Poitou-Charentes, pourtant arrivée en tête au premier tour avec 32,03% des voix contre 28,91% à son adversaire.

La tendance des résultats connus, Ségolène Royal n'a pas attendu 20h00 pour faire une déclaration dans les jardins du Muséum d'histoire naturelle, où journalistes et militants l'attendaient depuis près d'une heure.

Avant qu'elle ne monte sur une petite estrade, les enceintes acoustiques laissaient filtrer malencontreusement en fond musical léger la chanson d'Alain Souchon "Allo maman bobo".

"Le candidat qui vient d'être élu avec le soutien de l'UMP a permis à la droite de réussir son tir de barrage entre la candidate de la gauche et ce soir c'est en effet un député de droite qui est élu puisqu'il recueille plus de 75% de voix de droite et 25% de voix de gauche", a lancé la candidate soutenue par le PS sous les applaudissements.

"Le résultat de ce soir est le résultat d'une trahison politique puisque la mobilisation de l'UMP a été associée à l'utilisation malhonnête de l'étiquette majorité présidentielle qui a trompé un certain nombre d'électeurs", a-t-elle ajouté.

Olivier Falorni, exclu du PS pour avoir refusé de retirer sa candidature en faveur de Ségolène Royal, qu'il estimait être 'parachutée', avait reçu le soutien du président du Conseil général Dominique Bussereau (UMP).

"LES ÉLECTEURS ONT PARLÉ"

Peu après l'intervention de la candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Olivier Falorni s'est adressé à ses partisans.

"Je crois que quand les électeurs ont parlé, il faut retrouver de la dignité dans le débat public. Je comprends sa déception et je voudrais que l'on retrouve des paroles apaisées et que l'on n'utilise plus des termes comme trahison parce que cela salit le débat politique, cela me salit, et cela salit surtout les électeurs qui m'ont fait confiance", a-t-il dit.

L'ancien secrétaire fédéral du Parti socialiste a indiqué qu'il souhaitait siéger dans la majorité présidentielle. "Je défendrai la politique de François Hollande que je soutiens depuis plus d'une dizaine d'années", a-t-il dit.

Pendant que quelques altercations verbales entre partisans des deux camps étaient entendues dans les rues autour des lieux où les deux candidats s'étaient exprimés, distants de quelques centaines de mètres, Ségolène Royal assurait ne pas renoncer au combat politique.

"Je vais réfléchir, je vais analyser la situation et je vous dirai dans quelque temps comment j'envisage cet avenir politique. Mais que chacun le sache, ce n'est certainement pas un retrait de la vie politique", a-t-elle assuré devant les journalistes.

Elle a dit regretter "profondément" ne pouvoir se porter candidate au "perchoir" de l'Assemblée nationale en raison de son échec. "Ce n'était pas une ambition personnelle mais une ambition pour la France", a-t-elle dit.

Interrogée plus tard sur France 2, elle a évoqué brièvement le désormais fameux tweet de soutien adressé à son rival par la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler.

"Je crois que ça n'a pas arrangé les choses, vais-je dire pudiquement", a-t-elle dit.

Edité par Patrick Vignal

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  • 2445joye le dimanche 17 juin 2012 à 23:02

    Quel manque de dignité dans ses déclarations ! Incapable d'analyser les choses de façon lucide et de reconnaître ses responsabilités. Pourvu qu'elle disparaisse à tout jamais du paysage.

  • M7361806 le dimanche 17 juin 2012 à 22:55

    Elle porte la scoumoun au PS CETTE bonne femme qui oublie de payer sa femme de ménage et condamnée par les PRUD'HOMMES

  • bordo le dimanche 17 juin 2012 à 22:55

    C'est drôle cette manière de considérer les électeurs comme de simples moyens de leurs ambitions. Et surtout moyens d'une vengeance contre Hollande. La trahison dont elle parle c'est bien la sienne.

  • M1343167 le dimanche 17 juin 2012 à 22:35

    c'est une perdante cette femme, il faut que cette Madone capte que tout le monde gerbe dès quelle ouvre sa bouche.