Amende record pour BNP-Paribas : Fabius dénonce une décision «injuste»

le
10
Amende record pour BNP-Paribas : Fabius dénonce une décision «injuste»
Amende record pour BNP-Paribas : Fabius dénonce une décision «injuste»

Les autorités françaises montent au créneau face à la menace d'amende-record qui pèse sur BNP-Paribas aux Etats-Unis, pour avoir aidé certains pays, comme Cuba, l'Iran et le Soudan, à échapper à des sanctions américaines. Ce mardi, c'est Laurent Fabius qui a critiqué le montant de cette pénalité de 10 milliards. «S'il y a eu une faute, il est normal qu'il y ait une sanction mais la sanction doit être proportionnée et raisonnable. Ces chiffres-là ne sont pas raisonnables», a déclaré le chef de la diplomatie française sur France 2.

«Un sérieux et grave problème»

Evoquant les négociations sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis, le ministre a assuré que la France défendra la banque française. «Nous sommes en train de discuter avec les Etats-Unis pour un partenariat transatlantique, a-t-il rappelé. Ce partenariat commercial ne peut être établi que sur une base de réciprocité. Or là, vous auriez l'exemple d'une décision injuste et unilatérale. Donc c'est un sérieux et grave problème».

«On ne peut pas penser que la réciprocité doit être la règle si dans le même temps, il y a une décision de ce type, a poursuivi le ministre français des Affaires étrangères. Donc c'est très sérieux et en plus, quand on regarde le rôle de Paribas qui est la première banque européenne, ces chiffres qu'on a cités, qui sont absolument déraisonnables, pourraient avoir une effet d'entraînement négatif considérable». Et de conclure : «Si Paribas voyait ses capitaux amputés, cela veut dire moins de prêts aux entreprises, notamment françaises».

VIDEO. Laurent Fabius sur France 2 mardi matin

Le TTIP vise à éliminer les barrières commerciales entre les deux continents et à réduire les obstacles aux échanges de biens et de services entre l'UE et les Etats-Unis. Le cinquième round de négociations a eu lieu le 19 mai près de Washington. L'Union européenne espère ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M2711013 le mercredi 4 juin 2014 à 09:33

    mais bon, pour le faire faut des coucougnettes, l'accessoire qui fait défaut au "ptigros" !

  • M2711013 le mercredi 4 juin 2014 à 09:27

    ben a réponse est simple, et ça ne coûte rien : Ils interdisent la BNP sur leur territoire ? ben on interdit TOUTES les banques américaines en Europe ! j'crois bien qu'ils y perdront un peu plus que nous, non ?

  • c.debarg le mercredi 4 juin 2014 à 09:14

    une question a se poser ! la justice française est elle juste ! pour certain ; oui pour d'autres non !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • pier1309 le mardi 3 juin 2014 à 15:08

    Si la France ne défend pas sa première Banque, alors c'est foutu pour des décennies ... Il faut en tirer les leçons qui s'imposent ... le dollar exit, le traité de libre échange exit et surtout mettre en place des mesures de protectionnisme au moins équivalentes à celles que les USA appliquent de puis des décennies et cerise sur le gâteau ... pas de débarquement pour Obama le 6 juin ... donc dans 3 trois jours ...ACTION

  • darmon.d le mardi 3 juin 2014 à 14:31

    Nous sommes entrés en guerre économique ....oeil pour oeil dents pour dents....la France n'a qu'à mettre des amendes records aux sociétés Américaines pour fraudes à la TVA.....E bay , google et consors....

  • rodan3 le mardi 3 juin 2014 à 12:42

    euh !! indépendance ?? les banques américaines ( goldman sachs et jp morgan ) ont commis des délits financiers autrement plus graves et s'en tirent à moindre frais ...!!

  • Cambio17 le mardi 3 juin 2014 à 11:29

    Et l'indépendance de la justice Américaines, vous en faites quoi Monsieur tête de gland ???

  • marc-hen le mardi 3 juin 2014 à 10:31

    En fait, ils demandent qu'on leur refile Alstom gratos.

  • paullan4 le mardi 3 juin 2014 à 10:17

    Ce n'estpas la France, ni Fabius, qui negocient l'accord de libre echange transatlantique, mais la commission europeenne pro americaine. Les etats n'ont plus rien a dire!Malgre l'incantation trentenaire d'une "autre Europe", c'est cette europe du libre echange livrée aux multinationales US que vous avez construite ou laissé construire, messieurs du PS, de l'UMP etc....

  • lm123457 le mardi 3 juin 2014 à 10:11

    Il serait capable d'accepter le TAFTA si les ricains divisent par 1à l'amende à la BNP ... Quel nul !